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Wednesday, November 19, 2014

DOLORES CLAIBORNE ou...

Stephen King voulait donner dans la chronique sociale...


Dolores Claiborne est au commissariat, on l'accuse d'avoir tué sa patronne, une héritière richissime.
Alors Dolores doit s'expliquer d'autant que ce n'est pas la première fois que l'on meurt de mort brutale près d'elle.

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Avec Dolores Claiborne, Stephen King nous parle de la condition féminine dans les années 60 (et pas seulement). Ici nulle trace de fantastique, juste un roman où l'héroïne va raconter de la première à la dernière page sa vie, ses tourments, comment elle tua son mari pour préserver ses enfants. Interrogée au commissariat, on n'entendra pourtant qu'elle.


Si le personnage de Dolores est construit avec quelques nuances, la prévisibilité du livre lui confère le rôle d'oeuvre de second plan de Stephen King. Le mari a tenté de violer sa fille, il maltraite ses enfants, pendant que sa femme trime. Il essaie de leur voler leur pognon.
Un peu redondant par rapport à Jessie, Dolores Claiborne ne m'a pas chamboulé.
Si parler de la condition féminine, surtout en notre époque, peut paraître louable tant la vie des femmes n'est pas un chemin de rose, mais une lutte de tous les instants, on regrettera juste que King ait choisi le parti pris de la voix unique. Et c'est là que le bât blesse car jamais le salaud de mari de Dolores ne sera vu autrement que comme une pourriture de mec, pur produit des années 60. On aurait voulu en savoir davantage sur son éducation, etc... Bien sûr, tout est expliqué à travers les convictions politiques pro républicaines du mari en question et à leur opposition aux positions des démocrates dont l'auteur est un fervent partisan.
Bref un petit King, loin d'être un chef d'oeuvre, à mon sens.


Wednesday, July 02, 2014

Cellulaire de Stephen King

Stephen King est un des maîtres contemporains du fantastique.
Américain, cela va de soit, puisque les maîtres français sont encore à chercher du côté du lectorat de masse... On a des maîtres selon la critique, mais qui demeurent des génies incompris, précisons, et qui ne s'exportent pas rajoutons-le.
On pourra débattre sur le sujet pendant les vacances si vous le désirez :-)
Mais franchement, cherchez un King français et après on causera vraiment.

King nous a offert depuis les années 80 un paquet de sacrés romans adaptés en films, idem de nouvelles à vous glacer le sang.



J'avoue avoir acheté Cellulaire sur un coup de tête. Ayant lu de très mauvaises critiques, je m'attendais à une certaine déception.

Cellulaire débute comme l'un de ces films de zombies qui pullulent désormais. L'invasion est brutale, les meurtres sanglants, la civilisation se casse la figure et on s'attend à suivre un truc du genre la Nuit des Mort-Vivants, succédané de fort alamo face à la barbaque ou Walking dead -vous savez la serie où les héros vont d'un point A à un point B en perdant quelques persos en route...
Mais très vite, King transcende ce genre assez pauvre au final.
Si les zombies apparaissent très vite, le romancier en fait presque un élement secondaire de l'action et nous plonge dans le quotidien de survivants qui vont assister à la transformation de ces ennemis en créatures douées de télépathie, membres d'un troupeau dirigé par un mystérieux dépenaillé.
D'emblée on s'attache aux pas de Clay qui venait de signer le contrat de sa vie, un père de famille, qui se demande ce que son gosse est devenu... D'Alice l'adolescente perturbée par la mort de sa mère. de Tom, du directeur d'un établissement scolaire qu'ils vont rencontrer...

Il y a chez King une facilité à nous faire entrer dans la psyché humaine avec un style simple, direct... Quelques réflexions bien senties...


Cellulaire est vite addictif car il y a cette évolution marquantes chez les zombies (on se demande vers quoi les """contaminés vont évoluer.""", ces cas de conscience qui envahissent les héros confrontés à des troupeaux immobiles (Tuer, résister, passer son chemin)... Si King est un fervent opposant à la diffusion des armes aux states, ses héros en usent pourtant...

Prenant, capable de vous subjuguer, Cellulaire est un roman que l'on n'a pas envie de poser... Les retournements de situation vous tétanisant parfois.
N'hésitez pas. ce roman est une véritable référence.

Sunday, October 20, 2013

Rêves et cauchemars de Stephen King

Avant dernière lecture en date : Rêves et Cauchemars de Stephen King, tome I.Ce recueil a été publié aux USA en 1993.

Il comporte douze nouvelles oscillant entre le policier et le fantastique pur et dur, voire l'horreur.

Tour d'horizon
LA CADILLAC DE DOLAN / Un prof veut venger sa collègue tuée par son maffieux de mari...
Les nouvelles où les profs sont des héros me gavent d'ordinaire (sauf celle de Dan Simmons avec les mort-vivants), mais la peinture des émotions est assez juste. On assiste à l'élaboration du scénario, on découvre ce prof bossant l"été pour une société de travaux publics... C'est une bonne mise en bouche.

Le Grand Bazar : finale.
Un texte de sf qui montre qu'en matière de géopolitique, certains américains y compris King n'y connaissent rien... Le texte est toutefois porteur sans être transcendant.

Laissez venir à moi les petits enfants ou l'histoire d'une instit qui pète un câble. A moins que ce qu'elle voit. Je l'avais lu dans un tome de Territoires de l'Inquiètude, c'est traduit par JD Brèque, un grand Monsieur en ce qui concerne la traduction. C'est un texte qui vous reste, vous scotche. Bref bonne pioche.

Le Rapace Nocturne ou l'enquête d'un journaliste de tabloïd sur un tueur en série qui vide ses victimes de leur sang à travers les states. Une fois de plus c'est tout en suggestion jusqu'uà une scène d'anthologie dans les wc d'un aérodrome. C'est une excellent nouvelle;

POPSY : un kidnappeur d'enfant emmène sa victime, mais celle ci est différente, elle a une drôle de famille. C'est l'un de ces textes de fantastique moral où le méchant trouve plus que lui. C'est jubilatoire.

Ca vous pousse dessus... une histoire de maison grandissant par elle même.. J'avoue avoir été un peu déçu.


Dentier claqueur. Ah pareil encore une histoire de fantastique moral, dans le désert. Méfiez vous des gadgets, c'est mon seul conseil. Bref encore un bon texte.

Dédicaces : le premier texte R.A.F (rien à faire ) du recueil. Une histoire d'écrivain de sa mère... sortez les mouchoirs, préparez les clichés. Pénible d'un bout à l'autre !!!!

Le doigt télescopique ! Un texte étrange, un doigt sort d'un lavabo, observe l'occupant de l'appartement. Une fin ouverte, un de ces textes qui plaira aux amateurs de fantastique pur et dur et dégoûtera les cartésiens. J'ai adoré !

Pompes de basket (un second texte R.A.F) c'est long, ça digresse et ca vous gave.

Un groupe d'enfer : vous empruntez un raccourci , vous arrivez dans une ville qui n'apparaît pas sur les cartes et autour de vous, il y a ces gens qu vous croyez reconnaître... C('est bluffant d'un bout à l'autre, juste, marquant. Bref une très bonne conclusion.

Au final, pas grand chose à jeter dans ce recueil de Stephen King, des textes maîtrisés, prenants, un reproche toutefois la tendance fâcheuse à utiliser et abuser des héros enseignants et journaliste...


Saturday, October 27, 2012

""""""Stephen King m'a "gaver" """"""

On ne peut pas tout adorer d'un auteur, c'est ainsi. Un auteur est humain donc faillible, certaines oeuvres trouvent écho en nous, d'autres non...

J'avais redécouvert Stephen King à travers le fabuleux DOME, un ouvrage extraordinaire. Et j'ai enchaîné avec Nuit Noire, étoiles mortes...

Puis Juste avant le crépuscule.

Disons le d'emblée, ce recueil de nouvelles m'a profondément déçu.

J'aime le King fantastique, je suis beaucoup moins fan de celui qui transforme les psychopathes et autres névrosés en monstres modernes. Ou de celui qui fait l'apologie de la vengeance... Alors qu'il est contre la peine de mort... bref ce n'est pas cool de flatter les bas instincts du lecteur...


Les nouvelles
Willa : une histoire de fantômes du déjà lu peu intéressant
La Fille pain d'épice : l'histoire d'une jeune femme qui va devoir échapper à un psychopathe sympa sans plus
Le rêve d'Harvey, une histoire de prémonition longue à se mettre en place
Aire de repos : encore une histoire avec un psychopathe (un mari violent), bof
Vélo d'appart : enfin une histoire avec du fantastique mais c'est assez long à se mettre en place
Laissés pour compte : une nouvelle en phase avec le 11 septembre. Intéressante, fantastique, une des bonnes pioches du recueil.
Fête de diplome : la peur de la bombe A sur les States... très décevant
N : ca se veut lovecraftien, mais ça n'en a pas la saveur
un chat d'enfer : la bonne nouvelle du recueil. Dommage que ce soit une très ancienne de King, c'est jouissif d'un bout à l'autre
le new york times a un prix spécial : une histoire sur le deuil, sur la communication avec l'au delà pas mal
Muet : un type confie ses soucis à un muet, en fait un psychopathe (y'en a beaucoup hein)
Ayana une histoire de guérison, de don qui m'a gavé
un tres petit coin : une histoire de voisins qui ne peuvent pas s'encadrer, ca rappelle la corniche sauf que là vous ne verrez plus jamais les sanisettes de la même façon.

Au final, King nous livre un recueil décevant car ses thèmes sentent le réchauffé...



Sunday, August 19, 2012

Nuit noire, étoiles mortes

Stephen King, prolifique auteur américain, n'est plus à présenter.
Si l'homme est un romancier éclectique, il est aussi un auteur de nouvelles de talent. Ont ainsi été adaptées pour le cinéma Mist (brumes), chambre 1408...


L'un de ses derniers recueils sortis en France est NUIT NOIRE, ETOILES MORTES.
Malheureusement, celui-ci ne fait pas partie du meilleur de sa production. Dommage car la couverture était assez engageante !

Explications.

4 textes composent ce recueil

1922 : nous ramène dans les USA agricoles du XXème siècle.
Un fermier tue son épouse pour une question de terre... Aidé par son fils, il jette le cadavre dans un puits à l'abandon, mais rien ne se passe comme prévu. Taraudés par la culpabilité et le fantôme de Mme, il sombrera..

Bien sûr, il y a le côté documentaire, la vie dans les états ruraux avant la grande crise, il y a l'écriture ciselée... MAIS le texte comporte quelques longueurs et n'offre pas une grande nouveauté. Les rats qui interviennent évoquent Lovecraft...

Grand Chauffeur Tess est une auteure qui intervient devant des clubs de lecture. Un jour elle donne l'une de ses conférences et repart par un raccourci préconisée par l'organisatrice de l'évènement. Malheureusement, celui-ci s'avère un traquenard. Violée, laissée pour morte, elle décide de se venger... Son parcours sera sanglant.

King est un ardent opposant à la peine de mort (voir la ligne verte), pourtant ici, il met en exergue la loi du talion comme il le fera dans la dernière nouvelle du recueil. Alors il faut être logique jusqu'au bout, soit on est pour la peine de mort institutionnalisée, soit on est contre. Mais la loi du Talion est à mon sens pire que d'exécuter un vrai coupable. Bref Tess est certes une femme courageuse, il y a certes un problème de violence envers les femmes que ce soit aux States et dans le monde, mais... Il manque de "subtilité" dans le texte.

Extension claire Une histoire de pacte avec le diable. Le héros cancéreux rencontre le diable sur un bord de route. Il obtient quinze ans de vie supplémentaire, mais en échange, il bousille la vie idyllique de son meilleur ami (lequel lui a piqué sa copine il y a quelques années). King traverse l'histoire américaine des dernières années avec jubilation (enfin pour lui). Mais le texte est archiclassique, long...

Bon ménageDarcellen découvre que son mari est un serial killer (prononcez seriaaaaaall killlller) et un cas de conscience l'envahit. Le dénoncer au risque de bousiller la vie de ses enfants, l'accepter et risquer la damnation... Finalement, elle va le trucider. Là encore loi du Talion mise en exergue. c'est un très bon texte avec de bonnes réflexions, un personnage froid... Mais ça ne marche pas à 100 %.
Notamment la conclusion trop "morale ?"

Outre le fait que beaucoup de ses personnages sont accidentés, King rend avec Nuit noire, étoiles mortes, un recueil moyennement satisfaisant. C'est toujours aussi bien écrit, prenant, mais c'est long et parfois trop convenu. Bien sûr, il y a la volonté de montrer des gens ordinaires confrontés à l'extraordinaire, d'ancrer dans un contexte social... Mais les considérations pro-démocrates commencent à devenir un peu trop pesantes et le bonhomme n'est pas à une contradiction près (cf ma remarque sur la peine de mort). King a mûri, il est plus impliqué dans la société qu'au début de sa carrière. Toutefois, ce recueil ne restera pas son meilleur opus par manque de textes hyper puissants.



Tuesday, July 31, 2012

Duma Key de Stephen King

Stephen King est sans doute la figure contemporaine du fantastique. Depuis les succès de Carrie et de Shining

, l'auteur nous a offert des romans aux thèmes très différents, ainsi que des nouvelles marquantes. Sa production a été aussi marquée par quelques oeuvres en dessous des autres, mais King est un humain comme les autres... La perfection n'est pas de ce monde.

Il y a un avant et après l'accident chez King. L'accident, c'est cette voiture qui l'a percuté en 1999 et lui a valu des semaines d'hospitalisation. voir ici

Après cette convalescence, King a évolué dans ses thèmes et Duma Key fait incontestablement partie de ces livres portés par une réflexion d'homme mûr.

L'histoire : Edgar Fremantle était un self made man américain, entrepreneur, bosseur. Puis un accident sur un chantier l'a laissé infirme, amputé d'un bras.
Après un coma, Fremantle se réveille, la mémoire en vrac, les pensées confuses, mû par un agressivité qui fait foirer son mariage et l'incite à partir.
Il se retrouve alors en Floride, sur une île nommée Duma Key. Là, il va se découvrir un talent incroyable pour la peinture et surtout il va se rendre compte que l'art est un vecteur de puissance, a fortiori lorsque l'art est inspiré par des puissances maléfiques.

Sur la forme : Duma Key est un ouvrage qui se mérite, un ouvrage destiné à un public qui a fait un travail sur lui-même. Jeunes lecteurs évitez donc ce Stephen King car vous manquerez d'empathie pour Fremantle.
L'histoire est assez longue à se mettre en place, à basculer dans le fantastique. On suit un homme d'âge mûr dont le monde part soudain en vrille. Adieu femme, entreprise, raison de vivre, bienvenue dans la confusion des paroles... Pour un proche de la quarantaine tel que votre humble serviteur, ce bouquin frappe au coeur, invite à se poser une multitude de questions...

Puis vient la peinture et l'entrée progressive dans le monde plus fantastique d'un King assez inspiré. Lorsque Fremantle réalise ses premières toiles, on est là à l'observer, à l'envier, à espérer que ce talent lui permettra de dépasser sa condition...
Des apparitions, un paysage torturé comme dans le raccourci de Mme Todd, une vieille femme atteinte d'Alzheimer dont les crises de lucidité donnent le frisson... Un voisin déglingué par la vie, confident et ami à la fois... King donne corps à son univers.

Enfin nous entrons dans le dernier tiers du livre et là, on n'a plus envie de lâcher le roman. Car les évènements se précipitent à mesure que le mystère de Duma Key se dévoile. Spectres hostiles, bateau fantôme, créature infernale... Fremantle doit lutter pour sa survie et celle de ceux qu'il aime...

Tout au long de ce roman que j'ai trouvé formidable, King suscite l'empathie pour son personnage, le fait évoluer, le confronte aux doutes...
Outre cette histoire, il y a dans Duma Key, une réflexion sur la place de l'art, sur son pouvoir créateur.
Sur la quatrième de couv de l'édition poche, une critique Sabrina Champenois parle de série B, de Tarantino : elle n'a rien pigé au livre. Tarantino en met plein la vue il est l'ami des critiques, de l'esbrouffe, mais pas celui du spectateur. Son Pulp fiction est une grosse daube, aussitôt vu, aussitôt oublié.

King lui a choisi d'évoluer dans ses thèmes, de se poser en homme mûr désireux de faire un bilan. Par curiosité, je suis allé jeter un oeil sur les critiques amazon et j'ai vu cette scission dans son lectorat. entre ceux ayant trouvé ce roman long et les autres...
En conclusion, Duma Key est un très très bon roman pourvu que l'on ait déjà vécu et que l'on se pose des questions. C'est un travail d'orfèvre au niveau de l'écriture, de l'imbrication des chapitres et de la construction des personnages. Great Work, Mister Stephen King.

cETTE pHOTO EST l'oeuvre de Pinguino ; elle est sous licence creative common.

Friday, May 04, 2012

DOME (tome I &II) Stephen King

Cela faisait quelque temps que je n'avais pas lu de romans et d'ouvrages de Stephen King. Puis je suis tombé sur Dôme dont le design m'a intrigué... La 4eme de couv' était très courte, elle m'a interpellé. Mais en même temps, elle m'a un peu refroidi... Je n'avais pas envie de retrouver un livre digne de Roadmaster qui m'avait plutôt déçu. Heureusement, mon entourage m'offre des livres avec plaisir.... Bref je me suis fait offrir Dôme. Dôme, c'est plus de 1200 pages de lecture. l'histoire : un beau jour, un dôme électromagnétique empêche les habitants d'une bourgade américaine de sortir de leur territoire et les habitants des alentours d'y entrer. Dès lors, les passions vont se déchaîner dans ce coin de l'Amérique rurale. Commençons par le commencement : ce n'est pas l'argument fantastique / Sf qui prime dans Dôme mais bel et bien l'étude de personnages, leurs réactions face à une situation qui les dépasse. En romancier chevronné, en conteur habile, Stephen King va faire évoluer des dizaines d'individus, policier, politicien, ex militaire, journaliste, fermier, dealer, fille mère... Comme un joueur d'échec, il va mener ses pions vers une intrigue qui jamais à mon sens ne faiblit. Rien n'est gratuit dans DÔME. Tous les personnages ont un rôle clef. Dôme c'est un instantané de nos sociétés... de l'Amérique. Avec cette notion de frange que l'on pourrait appliquer à la France. D'un côté, le gouvernement, les grandes villes mondialisées, de l'autre ces territoires laissés pour compte où l'on se défie de l'autorité centrale. Où l'on a appris à ne compter que soi ! Où l'on n'a plus confiance aux promesses. C'est d'ailleurs parce qu'on se défie de cette autorité centrale qu'un politicien véreux de la trempe de Big Jim Rennie va pouvoir imposer son ordre et sa loi dans la zone livrée à elle-même. Qu'en quelques jours à peine, la société de base va se muer en régime policier. Pourtant, face à cette mutation pathogène, King va opposer quelques héros. Barbara, l'ex militaire, une journaliste, un ex prof, des enfants, des retraités. Dôme devient la lutte d'un pouvoir corrompu contre l'espoir représenté par l'enseignement, l'information, le bras armé. Tandis que l'action va crescendo, que la société se délite, la catastrophe se profile... Je ne vous raconterai pas davantage ce roman si ce n'est pour vous dire que la liberté est un combat qui s'acquiert de haute lutte, que beaucoup des personnages de King périront au cours de ces deux tomes. En conclusion, Dôme est un très bon Stephen King. Découvrez le !