Des genres de l'imaginaire au policier, ne laissez pas la vilenie et la bassesse du monde vous contaminer, ouvrez votre esprit, votre âme.
Showing posts with label littérature. Show all posts
Showing posts with label littérature. Show all posts
Friday, May 04, 2012
DOME (tome I &II) Stephen King
Cela faisait quelque temps que je n'avais pas lu de romans et d'ouvrages de Stephen King. Puis je suis tombé sur Dôme dont le design m'a intrigué... La 4eme de couv' était très courte, elle m'a interpellé. Mais en même temps, elle m'a un peu refroidi...
Je n'avais pas envie de retrouver un livre digne de Roadmaster qui m'avait plutôt déçu.
Heureusement, mon entourage m'offre des livres avec plaisir....
Bref je me suis fait offrir Dôme.
Dôme, c'est plus de 1200 pages de lecture.
l'histoire : un beau jour, un dôme électromagnétique empêche les habitants d'une bourgade américaine de sortir de leur territoire et les habitants des alentours d'y entrer. Dès lors, les passions vont se déchaîner dans ce coin de l'Amérique rurale.
Commençons par le commencement : ce n'est pas l'argument fantastique / Sf qui prime dans Dôme mais bel et bien l'étude de personnages, leurs réactions face à une situation qui les dépasse.
En romancier chevronné, en conteur habile, Stephen King va faire évoluer des dizaines d'individus, policier, politicien, ex militaire, journaliste, fermier, dealer, fille mère...
Comme un joueur d'échec, il va mener ses pions vers une intrigue qui jamais à mon sens ne faiblit.
Rien n'est gratuit dans DÔME. Tous les personnages ont un rôle clef.
Dôme c'est un instantané de nos sociétés... de l'Amérique. Avec cette notion de frange que l'on pourrait appliquer à la France.
D'un côté, le gouvernement, les grandes villes mondialisées, de l'autre ces territoires laissés pour compte où l'on se défie de l'autorité centrale. Où l'on a appris à ne compter que soi ! Où l'on n'a plus confiance aux promesses.
C'est d'ailleurs parce qu'on se défie de cette autorité centrale qu'un politicien véreux de la trempe de Big Jim Rennie va pouvoir imposer son ordre et sa loi dans la zone livrée à elle-même. Qu'en quelques jours à peine, la société de base va se muer en régime policier.
Pourtant, face à cette mutation pathogène, King va opposer quelques héros. Barbara, l'ex militaire, une journaliste, un ex prof, des enfants, des retraités. Dôme devient la lutte d'un pouvoir corrompu contre l'espoir représenté par l'enseignement, l'information, le bras armé.
Tandis que l'action va crescendo, que la société se délite, la catastrophe se profile...
Je ne vous raconterai pas davantage ce roman si ce n'est pour vous dire que la liberté est un combat qui s'acquiert de haute lutte, que beaucoup des personnages de King périront au cours de ces deux tomes.
En conclusion, Dôme est un très bon Stephen King.
Découvrez le !
Libellés :
dome,
littérature,
S king,
stephen king
Wednesday, April 18, 2012
Pourquoi j'écris -surtout- du fantastique ?
Comme vous le savez déjà, fidèles visiteurs, mon nouveau recueil FISSURES sortira le 24 avril.
On le trouvera dans pas mal de librairies qui ont accepté de l'accueillir, un peu partout à travers la France... Si malheureusement, votre libraire ne l'a pas en rayon, s'il/elle ne veut pas le commander (ne le frappez pas, ne l'injuriez paS, ne lui faites pas de proposition indécente quoique s'il/elle vous plaît...), il vous restera toujours cette solution:
Fissures, c'est encore une fois du fantastique !
Depuis 99, j'écris dans ce genre parce que je l'affectionne particulièrement...
Pour moi, le fantastique, c'est la déglingue soudaine de la réalité.
Un élément se détraque et à partir de là, on se demande comment le héros remontera la pente, à moins qu'il n'ait déjà coulé.
Le fantastique, c'est un genre empli de liberté. Liberté quant aux personnages
Vous pouvez démarrer d'un personnage bien installé, le positionner dans un contexte socio-économique et ensuite vous adonner à un travail de sape en règle, montrant par là-même qu'au delà des luttes sociales, des clivages existentiels, nous demeurons des hommes envers et contre tous. Le pire des salauds pourra ainsi susciter l'empathie.
Le style pourra aussi être mis en valeur, travail sur les sonorités, sur les impressions, décalage...
Que du bonheur quoi !
L'amour du fantastique, je l'ai attrapé, étant gamin. Les Ulysse 31, les cités d'or, les dessins animés, la mythologie, quelques films ont façonné mon imaginaire parce qu'à l'époque la littérature jeunesse ne traitait pas de ce genre de sujet. Bibliothèque rose ou verte, je picorais alors.
A l'adolescence, les King, Herbert, Masterton m'ont montré l'évidence : le monde anglo-saxon accepte mieux ce genre que nous, les français cartésiens, bercés de nombrilisme et de références à une soi disant Culture avec un grand C.
Pourtant, lorsque je lis King, je trouve aussi une critique acérée du american way of life... et c'est cette optique qui me plaît.
Comme je l'ai dit, le fantastique me permet de parler de tout. J'attache une importance particulière à l'enracinement de l'intrigue dans un contexte déterminé. Pas question de parler d'une héroïne vivotant dans un domaine dont je ne saurais rien par exemple, de me contenter de ses états d'âme. Cela m'ennuie un max !
Pour moi le fantastique, ça s'écrit avec les tripes, avec une certaine volonté de référence... Pour autant, l'empathie et le frisson ne doivent pas être loin....
J'ai grandi, mûri, mais je ne renonce pas au genre fantastique, même s'il me vaut quelquefois des remarques désobligeantes genre "à quand quelque chose de plus sérieux", "beurk, je n'aime pas ce genre" " ah ouais c'est pas mon truc" "oh si on parlait fringue" "tu n'es jamais allé à eurodisney ?"...
Il est ironique de voir que les non lecteurs confondent fantastique et gore... S'ils lisent certains best sellers avec le sentiment de lire du best seller, ils oublient parfois le ressort fantastique (EXEMPLE UN VOLEUR D'OMBRE, des fantômes...)
Peut-être ai-je tort de dire que j'écris du fantastique, mais je suis ainsi. Sincère.
J'espère que nos univers sauront se rencontrer.
en attendant reprends ta liberté lecteur.
A +
Jess
On le trouvera dans pas mal de librairies qui ont accepté de l'accueillir, un peu partout à travers la France... Si malheureusement, votre libraire ne l'a pas en rayon, s'il/elle ne veut pas le commander (ne le frappez pas, ne l'injuriez paS, ne lui faites pas de proposition indécente quoique s'il/elle vous plaît...), il vous restera toujours cette solution:
Fissures, c'est encore une fois du fantastique !
Depuis 99, j'écris dans ce genre parce que je l'affectionne particulièrement...
Pour moi, le fantastique, c'est la déglingue soudaine de la réalité.
Un élément se détraque et à partir de là, on se demande comment le héros remontera la pente, à moins qu'il n'ait déjà coulé.
Le fantastique, c'est un genre empli de liberté. Liberté quant aux personnages
Vous pouvez démarrer d'un personnage bien installé, le positionner dans un contexte socio-économique et ensuite vous adonner à un travail de sape en règle, montrant par là-même qu'au delà des luttes sociales, des clivages existentiels, nous demeurons des hommes envers et contre tous. Le pire des salauds pourra ainsi susciter l'empathie.
Le style pourra aussi être mis en valeur, travail sur les sonorités, sur les impressions, décalage...
Que du bonheur quoi !
L'amour du fantastique, je l'ai attrapé, étant gamin. Les Ulysse 31, les cités d'or, les dessins animés, la mythologie, quelques films ont façonné mon imaginaire parce qu'à l'époque la littérature jeunesse ne traitait pas de ce genre de sujet. Bibliothèque rose ou verte, je picorais alors.
A l'adolescence, les King, Herbert, Masterton m'ont montré l'évidence : le monde anglo-saxon accepte mieux ce genre que nous, les français cartésiens, bercés de nombrilisme et de références à une soi disant Culture avec un grand C.
Pourtant, lorsque je lis King, je trouve aussi une critique acérée du american way of life... et c'est cette optique qui me plaît.
Comme je l'ai dit, le fantastique me permet de parler de tout. J'attache une importance particulière à l'enracinement de l'intrigue dans un contexte déterminé. Pas question de parler d'une héroïne vivotant dans un domaine dont je ne saurais rien par exemple, de me contenter de ses états d'âme. Cela m'ennuie un max !
Pour moi le fantastique, ça s'écrit avec les tripes, avec une certaine volonté de référence... Pour autant, l'empathie et le frisson ne doivent pas être loin....
J'ai grandi, mûri, mais je ne renonce pas au genre fantastique, même s'il me vaut quelquefois des remarques désobligeantes genre "à quand quelque chose de plus sérieux", "beurk, je n'aime pas ce genre" " ah ouais c'est pas mon truc" "oh si on parlait fringue" "tu n'es jamais allé à eurodisney ?"...
Il est ironique de voir que les non lecteurs confondent fantastique et gore... S'ils lisent certains best sellers avec le sentiment de lire du best seller, ils oublient parfois le ressort fantastique (EXEMPLE UN VOLEUR D'OMBRE, des fantômes...)
Peut-être ai-je tort de dire que j'écris du fantastique, mais je suis ainsi. Sincère.
J'espère que nos univers sauront se rencontrer.
en attendant reprends ta liberté lecteur.
A +
Jess
Libellés :
fantastique,
fissures,
jess kaan,
littérature
Subscribe to:
Posts (Atom)
