De trop nombreux lecteurs considèrent la nouvelle comme un genre mineur.
En effet, ils pensent que le roman est noble, nécessitant des centaines de pages,gage d'une histoire bien développée.
Ce discours, je l'entends assez souvent en dédicace.
La nouvelle, elle, serait une idée jetée sur le papier mais ne nécessitant pas ces centaines de pages...
ILS SE GOURENT !!!
La nouvelle, c'est un genre à part, celui qui demande la concentration de l'intrigue en un espace utile de développement. En peu de pages, vous devez poser vos personnages, développer l'intrigue et conclure, si possible avec une chute, source de frustration. L'idée est, selon moi, de laisser une liberté au lecteur que le roman lui dénie.
Des nouvelles ont produit d'excellents films quand des romans ont fourni des daubes.
Lors du dernier salon du polar, j'ai pris à KARINE GIEBEL , Maîtres du jeu. Un livre à 2,9 euros paru chez pocket et contenant deux nouvelles, peut -on parler de recueil ?
Oui.
post mortem et j'aime votre peur sont donc les deux nouvelles composant ce recueil.
Dans la première, une actrice reçoit d'un admirateur une maison en héritage.
Après avoir affronté une famille en partie hostile, elle décide de s'y rendre avec son mari, un raté de première.
C'est du Giebel, imprévisible, plein de rebondissements avec des personnages riches en noirceur.
C'est efficace, on sent le crescendo, mais en une phrase Karine Giébel vous claque la tête au sol quand vous ne vous y attendez plus.
Certes le thème peut paraître classique, mais la narration est brillante, l'histoire suffisamment tordue pour vous la faire apprécier.
EXCELLENT
J'aime votre peur, met en scène un tueur en série échappé de l'asile où on l'avait enfermé et réfugié au sein d'une colonie pour enfants déficients mentaux.
Là encore, Giebel met en scène des héros torturés, tordus... Violent contraste avec ces enfants innocents.
L'intrigue monte, le malaise aussi...
Les retournements se succèdent, preuve que ce n'est pas la longueur du texte qui fait, mais l'efficacité du metteur en scène, en l'occurrence l'écrivain.
Si j'avais senti la fin venir, ce qui atténue un peu mon plaisir, Karine Giébel confirme (si besoin en était !) qu'elle est une écrivain talentueuse, méritant sa place au firmament des auteurs français de thriller.
Novelliste et romancière, avec ses deux textes, Karine Giebel nous offre un concentré d'adrénaline à un prix sympathique.
Des genres de l'imaginaire au policier, ne laissez pas la vilenie et la bassesse du monde vous contaminer, ouvrez votre esprit, votre âme.
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Friday, May 12, 2017
Maîtres du jeu, Karine Giebel.
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Tuesday, February 04, 2014
en ligne LOKOMODO
Bonjour à toutes et tous,
j'ai le plaisir de vous annoncer que vous pourrez retrouver mes ouvrages sur la librairie en ligne de mon éditeur
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AMATEURS D IMAGINAIRE EMBARQUEMENT IMMEDIAT.
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Sunday, November 03, 2013
Les Contes d'Amy, Frédéric Livyns
Un couple qui visite un asile désaffecté, un carnet griffonné par une petite fille et laissant apparaître autant d'histoires à dresser les cheveux sur la tête : voici les Contes d'Amy de Frédéric Livyns, preuve que les Belges peuvent aussi écrire et non simplement faire de la BD ou cuisiner de la bonne carbonnade. (ceci est une blague entre l'auteur et moi)
Sous une magnifique couverture de Jimmy Kerast se cache un très bon recueil de nouvelles en format poche qui plus est.
Si l'on regrettera quelques concordances de temps ratées et des coquilles qui auraient pu disparaître, si le lien entre la visite de l'asile et le carnet d'Amy aurait gagné à être renforcé (voilà pour le négatif à mon sens), disons le clairement Frédéric Livyns possède un réel talent de conteur.
Il vous emmène par la main et vous plonge dans des ambiances hétéroclites où surgissent des thèmes parfois récurrents comme la séparation, la mort tragique, la peur qui naît d'une situation banale. L'atmosphère est parfois pesante, oppressante et on se délecte de ces petites histoires que l'on pourrait se raconter devant une cheminée un soir de novembre ou d'hiver.
Livyns a su retrouver l'esprit des veillées inquiétantes et on lui en saura gré. Pas d'artifice, juste un fantastique qui se déploie peu à peu. Le Fantastique le plus efficace qui soit, celui de l'ambiance.
Bien sûr comme dans tout recueil de nouvelles, des textes vous parleront plus que d'autres. Personnellement, j'ai beaucoup aimé Cimetière, la véritable nature de l'homme, le village maudit, la forêt : du bon fantastique classique et prenant.
J'attends avec un intérêt sincère les prochaines oeuvres de Frédéric car je suis curieux de découvrir ses romans.
EN TOUT CAS LES CONTES D'AMY VAUT LE DETOUR.
Sous une magnifique couverture de Jimmy Kerast se cache un très bon recueil de nouvelles en format poche qui plus est.
Si l'on regrettera quelques concordances de temps ratées et des coquilles qui auraient pu disparaître, si le lien entre la visite de l'asile et le carnet d'Amy aurait gagné à être renforcé (voilà pour le négatif à mon sens), disons le clairement Frédéric Livyns possède un réel talent de conteur.
Il vous emmène par la main et vous plonge dans des ambiances hétéroclites où surgissent des thèmes parfois récurrents comme la séparation, la mort tragique, la peur qui naît d'une situation banale. L'atmosphère est parfois pesante, oppressante et on se délecte de ces petites histoires que l'on pourrait se raconter devant une cheminée un soir de novembre ou d'hiver.
Livyns a su retrouver l'esprit des veillées inquiétantes et on lui en saura gré. Pas d'artifice, juste un fantastique qui se déploie peu à peu. Le Fantastique le plus efficace qui soit, celui de l'ambiance.
Bien sûr comme dans tout recueil de nouvelles, des textes vous parleront plus que d'autres. Personnellement, j'ai beaucoup aimé Cimetière, la véritable nature de l'homme, le village maudit, la forêt : du bon fantastique classique et prenant.
J'attends avec un intérêt sincère les prochaines oeuvres de Frédéric car je suis curieux de découvrir ses romans.
EN TOUT CAS LES CONTES D'AMY VAUT LE DETOUR.
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Sunday, August 19, 2012
Nuit noire, étoiles mortes
Stephen King, prolifique auteur américain, n'est plus à présenter.
Si l'homme est un romancier éclectique, il est aussi un auteur de nouvelles de talent. Ont ainsi été adaptées pour le cinéma Mist (brumes), chambre 1408...
L'un de ses derniers recueils sortis en France est NUIT NOIRE, ETOILES MORTES.
Malheureusement, celui-ci ne fait pas partie du meilleur de sa production. Dommage car la couverture était assez engageante !
Explications.
4 textes composent ce recueil
1922 : nous ramène dans les USA agricoles du XXème siècle.
Un fermier tue son épouse pour une question de terre... Aidé par son fils, il jette le cadavre dans un puits à l'abandon, mais rien ne se passe comme prévu. Taraudés par la culpabilité et le fantôme de Mme, il sombrera..
Bien sûr, il y a le côté documentaire, la vie dans les états ruraux avant la grande crise, il y a l'écriture ciselée... MAIS le texte comporte quelques longueurs et n'offre pas une grande nouveauté. Les rats qui interviennent évoquent Lovecraft...
Grand Chauffeur Tess est une auteure qui intervient devant des clubs de lecture. Un jour elle donne l'une de ses conférences et repart par un raccourci préconisée par l'organisatrice de l'évènement. Malheureusement, celui-ci s'avère un traquenard. Violée, laissée pour morte, elle décide de se venger... Son parcours sera sanglant.
King est un ardent opposant à la peine de mort (voir la ligne verte), pourtant ici, il met en exergue la loi du talion comme il le fera dans la dernière nouvelle du recueil. Alors il faut être logique jusqu'au bout, soit on est pour la peine de mort institutionnalisée, soit on est contre. Mais la loi du Talion est à mon sens pire que d'exécuter un vrai coupable. Bref Tess est certes une femme courageuse, il y a certes un problème de violence envers les femmes que ce soit aux States et dans le monde, mais... Il manque de "subtilité" dans le texte.
Extension claire Une histoire de pacte avec le diable. Le héros cancéreux rencontre le diable sur un bord de route. Il obtient quinze ans de vie supplémentaire, mais en échange, il bousille la vie idyllique de son meilleur ami (lequel lui a piqué sa copine il y a quelques années). King traverse l'histoire américaine des dernières années avec jubilation (enfin pour lui). Mais le texte est archiclassique, long...
Bon ménageDarcellen découvre que son mari est un serial killer (prononcez seriaaaaaall killlller) et un cas de conscience l'envahit. Le dénoncer au risque de bousiller la vie de ses enfants, l'accepter et risquer la damnation... Finalement, elle va le trucider. Là encore loi du Talion mise en exergue. c'est un très bon texte avec de bonnes réflexions, un personnage froid... Mais ça ne marche pas à 100 %.
Notamment la conclusion trop "morale ?"
Outre le fait que beaucoup de ses personnages sont accidentés, King rend avec Nuit noire, étoiles mortes, un recueil moyennement satisfaisant. C'est toujours aussi bien écrit, prenant, mais c'est long et parfois trop convenu. Bien sûr, il y a la volonté de montrer des gens ordinaires confrontés à l'extraordinaire, d'ancrer dans un contexte social... Mais les considérations pro-démocrates commencent à devenir un peu trop pesantes et le bonhomme n'est pas à une contradiction près (cf ma remarque sur la peine de mort). King a mûri, il est plus impliqué dans la société qu'au début de sa carrière. Toutefois, ce recueil ne restera pas son meilleur opus par manque de textes hyper puissants.
Si l'homme est un romancier éclectique, il est aussi un auteur de nouvelles de talent. Ont ainsi été adaptées pour le cinéma Mist (brumes), chambre 1408...
L'un de ses derniers recueils sortis en France est NUIT NOIRE, ETOILES MORTES.
Malheureusement, celui-ci ne fait pas partie du meilleur de sa production. Dommage car la couverture était assez engageante !
Explications.
4 textes composent ce recueil
1922 : nous ramène dans les USA agricoles du XXème siècle.
Un fermier tue son épouse pour une question de terre... Aidé par son fils, il jette le cadavre dans un puits à l'abandon, mais rien ne se passe comme prévu. Taraudés par la culpabilité et le fantôme de Mme, il sombrera..
Bien sûr, il y a le côté documentaire, la vie dans les états ruraux avant la grande crise, il y a l'écriture ciselée... MAIS le texte comporte quelques longueurs et n'offre pas une grande nouveauté. Les rats qui interviennent évoquent Lovecraft...
Grand Chauffeur Tess est une auteure qui intervient devant des clubs de lecture. Un jour elle donne l'une de ses conférences et repart par un raccourci préconisée par l'organisatrice de l'évènement. Malheureusement, celui-ci s'avère un traquenard. Violée, laissée pour morte, elle décide de se venger... Son parcours sera sanglant.
King est un ardent opposant à la peine de mort (voir la ligne verte), pourtant ici, il met en exergue la loi du talion comme il le fera dans la dernière nouvelle du recueil. Alors il faut être logique jusqu'au bout, soit on est pour la peine de mort institutionnalisée, soit on est contre. Mais la loi du Talion est à mon sens pire que d'exécuter un vrai coupable. Bref Tess est certes une femme courageuse, il y a certes un problème de violence envers les femmes que ce soit aux States et dans le monde, mais... Il manque de "subtilité" dans le texte.
Extension claire Une histoire de pacte avec le diable. Le héros cancéreux rencontre le diable sur un bord de route. Il obtient quinze ans de vie supplémentaire, mais en échange, il bousille la vie idyllique de son meilleur ami (lequel lui a piqué sa copine il y a quelques années). King traverse l'histoire américaine des dernières années avec jubilation (enfin pour lui). Mais le texte est archiclassique, long...
Bon ménageDarcellen découvre que son mari est un serial killer (prononcez seriaaaaaall killlller) et un cas de conscience l'envahit. Le dénoncer au risque de bousiller la vie de ses enfants, l'accepter et risquer la damnation... Finalement, elle va le trucider. Là encore loi du Talion mise en exergue. c'est un très bon texte avec de bonnes réflexions, un personnage froid... Mais ça ne marche pas à 100 %.
Notamment la conclusion trop "morale ?"
Outre le fait que beaucoup de ses personnages sont accidentés, King rend avec Nuit noire, étoiles mortes, un recueil moyennement satisfaisant. C'est toujours aussi bien écrit, prenant, mais c'est long et parfois trop convenu. Bien sûr, il y a la volonté de montrer des gens ordinaires confrontés à l'extraordinaire, d'ancrer dans un contexte social... Mais les considérations pro-démocrates commencent à devenir un peu trop pesantes et le bonhomme n'est pas à une contradiction près (cf ma remarque sur la peine de mort). King a mûri, il est plus impliqué dans la société qu'au début de sa carrière. Toutefois, ce recueil ne restera pas son meilleur opus par manque de textes hyper puissants.
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