Un couple qui visite un asile désaffecté, un carnet griffonné par une petite fille et laissant apparaître autant d'histoires à dresser les cheveux sur la tête : voici les Contes d'Amy de Frédéric Livyns, preuve que les Belges peuvent aussi écrire et non simplement faire de la BD ou cuisiner de la bonne carbonnade. (ceci est une blague entre l'auteur et moi)
Sous une magnifique couverture de Jimmy Kerast se cache un très bon recueil de nouvelles en format poche qui plus est.
Si l'on regrettera quelques concordances de temps ratées et des coquilles qui auraient pu disparaître, si le lien entre la visite de l'asile et le carnet d'Amy aurait gagné à être renforcé (voilà pour le négatif à mon sens), disons le clairement Frédéric Livyns possède un réel talent de conteur.
Il vous emmène par la main et vous plonge dans des ambiances hétéroclites où surgissent des thèmes parfois récurrents comme la séparation, la mort tragique, la peur qui naît d'une situation banale. L'atmosphère est parfois pesante, oppressante et on se délecte de ces petites histoires que l'on pourrait se raconter devant une cheminée un soir de novembre ou d'hiver.
Livyns a su retrouver l'esprit des veillées inquiétantes et on lui en saura gré. Pas d'artifice, juste un fantastique qui se déploie peu à peu. Le Fantastique le plus efficace qui soit, celui de l'ambiance.
Bien sûr comme dans tout recueil de nouvelles, des textes vous parleront plus que d'autres. Personnellement, j'ai beaucoup aimé Cimetière, la véritable nature de l'homme, le village maudit, la forêt : du bon fantastique classique et prenant.
J'attends avec un intérêt sincère les prochaines oeuvres de Frédéric car je suis curieux de découvrir ses romans.
EN TOUT CAS LES CONTES D'AMY VAUT LE DETOUR.
Des genres de l'imaginaire au policier, ne laissez pas la vilenie et la bassesse du monde vous contaminer, ouvrez votre esprit, votre âme.
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Sunday, November 03, 2013
Les Contes d'Amy, Frédéric Livyns
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Sunday, March 10, 2013
BRUXELLES : Foire du Livre
Hier samedi 9 mars, foire du Livre à Bruxelles.
Ma deuxième foire du livre après celle faite en 2003 dont je gardais un mauvais souvenir (difficulté de stationnement, lieux surchauffés...)
DISONS LE TOUT DE GO : NOS AMIS BELGES ONT SACREMENT BIEN RECTIFIE LE TIR EN CHANGEANT DE LIEU.
Désormais la foire a lieu sur le site de Tours et taxis, avec parkings gardés, lieux à la hauteur de la manifestation... Bref bravo.
Commençons par le commencement
Lever 6h00, deux heures de route, il s'agirait de ne pas être en retard. Via michelin est mon guide et nous voici partis sur les routes françaises, ces condensés de technologie alternant radars fixes, radars tronçons, radars mobiles... Bref la panoplie habituelle des finances publiques en berne et de l'alibi de la sécurité routière. Quand on voit les ornières sur certaines portions d'autoroutes ou les limitations fantômes, il y a de quoi faire aussi !
La frontière n'est plus qu'un souvenir car les bâtiments la matérialisant ont laissé place à un immense parking encombré de camions... Des Polonais, des Allemands, des Tchèques...
Nous arrivons à Bruxelles à 9H30. Le temps de parcourir le Tunnel Léopold II dans les deux sens (waouh on se croirait dans Daylight) parce qu'on a loupé la sortie ; après avoir manqué l'entrée de Tours et Taxis, nous arrivons enfin devant les lieux où une foule immense se presse déjà. Un gardien sympathique m'invite à me garer sur une place proche de l'entrée...
Il me faudra une dizaine de minutes pour comprendre qu'il existe une entrée auteur... Bon je vous ai dit qu'on s'est levés tôt !!!
Après avoir fait courir Nathalie Dau en dédicaces pour son Roman LA SOMME DES REVES EDITIONS ASGARD histoire qu'elle m'aide à entrer, nous rejoignons Ludovic des Editions Lokomodo (oh ça fait noble écrit ainsi !), Mathieu Coudray et Marion Dhuique-Mayer, auteure de L'Attente d'Eleova (editions Les Lucioles). Le stand est beau, il y a une grande affiche de Fissures que je me promets de piquer dès que l'occasion s'en présentera... Ooops !

N'empêche la couverture de Pascal Quidault déchire en grand format aussi !
Et commence le marathon dédicaces.
D'emblée je suis frappé par la sympathie des visiteurs et leur intérêt pour les littératures de l'imaginaire. De bons échanges, des opportunités que je l'espère se concrétiseront font que la matinée passe en un éclair....
Midi euh non 14H car on n'a pas glandé : le repas.
Non le pigeon perché là-haut ne fait pas partie de la carte

Il était temps car à l'instar de Pizza dans la Folle Histoire de l'Espace je m'autodigérais...

Filet américain mmm ou carbonnade flamande ? Ou Chili ? Ou Poulet tandori ? Ou ???
Ce sera carbonnade flamande. Le cuistot, un Monsieur avec une barbe est super sympa, agréable. Et pourtant il enchaîne les portions avec rapidité, mais pour chaque visiteur le sourire, le mot aimable...
La nourriture est très bonne !!!

franchement faut vraiment aller à Bruxelles pour manger de la bonne carbonnade !
Le plat ne survivra pas...

Retour sur le stand et reprise du marathon. Dommage qu'Anthelme Hauchecorne ne soit pas là ! Il aurait pu faire connaître son AMES DE VERRE. Les Maléfices du temps de Michel Rozenberg séduisent, mon Fissures aussi... Et la Somme des Rêves part comme des petits pains, parce que les lecteurs veulent de la fantasy différente !
Les gens sont toujours aussi sympas. Je suis content de constater que beaucoup de personnes adorent le fantastique pour les mêmes raisons que moi... On se pose aussi la question de savoir si on achètera le King 1963 (même si son prix arghhh)
Je ne regrette pas d'être venu, même si je ne me suis pas promené.
19 h, l'heure des au-revoirs. Nathalie Dau sort l'une de ses vannes à deux balles qu'elle a préparée depuis pf le matin je suppose ! Pff une histoire de fauteuil faite avec mon nom, je vous jure. KAAN A PAIX... Je °dau°deline de la tête... hihi...
Retour pas en ligne directe car Bruxelles, c'est génial avec les travaux...
Donc après être passés quatre fois devant la basilique, on retrouve enfin la bonne route...
Un sandwich sur une aire de repos, retour en France - c'est simple c'est le pays où l'on vous dit bienvenue avec un radar automatique ahah -

Voilà encore un salon très intéressant, avec un public venu découvrir, avec des gens ouverts... Un salon rendu agréable par la convivialité régnant sur le stand, même si Nathalie Dau sort des vannes à deux balles, un salon qui a permis de rencontrer Marion Dhuique-Mayer (qui fait des photos chelous)
Seul regret ne pas avoir rencontré Michel Rozenberg.
A l'année prochaine, je l'espère :!!!!!!!!!!!!!!!!
La semaine prochaine, c'est SALON DE BONDUES.
Ma deuxième foire du livre après celle faite en 2003 dont je gardais un mauvais souvenir (difficulté de stationnement, lieux surchauffés...)
DISONS LE TOUT DE GO : NOS AMIS BELGES ONT SACREMENT BIEN RECTIFIE LE TIR EN CHANGEANT DE LIEU.
Désormais la foire a lieu sur le site de Tours et taxis, avec parkings gardés, lieux à la hauteur de la manifestation... Bref bravo.
Commençons par le commencement
Lever 6h00, deux heures de route, il s'agirait de ne pas être en retard. Via michelin est mon guide et nous voici partis sur les routes françaises, ces condensés de technologie alternant radars fixes, radars tronçons, radars mobiles... Bref la panoplie habituelle des finances publiques en berne et de l'alibi de la sécurité routière. Quand on voit les ornières sur certaines portions d'autoroutes ou les limitations fantômes, il y a de quoi faire aussi !
La frontière n'est plus qu'un souvenir car les bâtiments la matérialisant ont laissé place à un immense parking encombré de camions... Des Polonais, des Allemands, des Tchèques...
Nous arrivons à Bruxelles à 9H30. Le temps de parcourir le Tunnel Léopold II dans les deux sens (waouh on se croirait dans Daylight) parce qu'on a loupé la sortie ; après avoir manqué l'entrée de Tours et Taxis, nous arrivons enfin devant les lieux où une foule immense se presse déjà. Un gardien sympathique m'invite à me garer sur une place proche de l'entrée...
Il me faudra une dizaine de minutes pour comprendre qu'il existe une entrée auteur... Bon je vous ai dit qu'on s'est levés tôt !!!
Après avoir fait courir Nathalie Dau en dédicaces pour son Roman LA SOMME DES REVES EDITIONS ASGARD histoire qu'elle m'aide à entrer, nous rejoignons Ludovic des Editions Lokomodo (oh ça fait noble écrit ainsi !), Mathieu Coudray et Marion Dhuique-Mayer, auteure de L'Attente d'Eleova (editions Les Lucioles). Le stand est beau, il y a une grande affiche de Fissures que je me promets de piquer dès que l'occasion s'en présentera... Ooops !
N'empêche la couverture de Pascal Quidault déchire en grand format aussi !
Et commence le marathon dédicaces.
D'emblée je suis frappé par la sympathie des visiteurs et leur intérêt pour les littératures de l'imaginaire. De bons échanges, des opportunités que je l'espère se concrétiseront font que la matinée passe en un éclair....
Midi euh non 14H car on n'a pas glandé : le repas.
Non le pigeon perché là-haut ne fait pas partie de la carte
Il était temps car à l'instar de Pizza dans la Folle Histoire de l'Espace je m'autodigérais...
Filet américain mmm ou carbonnade flamande ? Ou Chili ? Ou Poulet tandori ? Ou ???
Ce sera carbonnade flamande. Le cuistot, un Monsieur avec une barbe est super sympa, agréable. Et pourtant il enchaîne les portions avec rapidité, mais pour chaque visiteur le sourire, le mot aimable...
La nourriture est très bonne !!!
franchement faut vraiment aller à Bruxelles pour manger de la bonne carbonnade !
Le plat ne survivra pas...
Retour sur le stand et reprise du marathon. Dommage qu'Anthelme Hauchecorne ne soit pas là ! Il aurait pu faire connaître son AMES DE VERRE. Les Maléfices du temps de Michel Rozenberg séduisent, mon Fissures aussi... Et la Somme des Rêves part comme des petits pains, parce que les lecteurs veulent de la fantasy différente !
Les gens sont toujours aussi sympas. Je suis content de constater que beaucoup de personnes adorent le fantastique pour les mêmes raisons que moi... On se pose aussi la question de savoir si on achètera le King 1963 (même si son prix arghhh)
Je ne regrette pas d'être venu, même si je ne me suis pas promené.
19 h, l'heure des au-revoirs. Nathalie Dau sort l'une de ses vannes à deux balles qu'elle a préparée depuis pf le matin je suppose ! Pff une histoire de fauteuil faite avec mon nom, je vous jure. KAAN A PAIX... Je °dau°deline de la tête... hihi...
Retour pas en ligne directe car Bruxelles, c'est génial avec les travaux...
Donc après être passés quatre fois devant la basilique, on retrouve enfin la bonne route...
Un sandwich sur une aire de repos, retour en France - c'est simple c'est le pays où l'on vous dit bienvenue avec un radar automatique ahah -
Voilà encore un salon très intéressant, avec un public venu découvrir, avec des gens ouverts... Un salon rendu agréable par la convivialité régnant sur le stand, même si Nathalie Dau sort des vannes à deux balles, un salon qui a permis de rencontrer Marion Dhuique-Mayer (qui fait des photos chelous)
Seul regret ne pas avoir rencontré Michel Rozenberg.
A l'année prochaine, je l'espère :!!!!!!!!!!!!!!!!
La semaine prochaine, c'est SALON DE BONDUES.
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Sunday, March 03, 2013
AINSI FUT IL / LES MALEFICES DU TEMPS
Chers visiteurs du blog,
deux chroniques de mes dernières lectures en date.
Tout d'abord, le second opus de l'embaumeur : Ainsi Fut-il, écrit par Hervé Sard.
Cette fois Luc Mandoline, l'embaumeur, que je ferai vivre dans un prochain tome est appelé par un châtelain hors normes pour enquêter sur la mort de son petit fils, lequel a été retrouvé écartelé, une pancarte marquée Ravaillac autour du cou. Le médecin de famille a conclu à une mort naturelle...
A l'inverse d'Harpicide qui faisait la part belle à l'action, Hervé Sard privilégie une approche plus san antonienne avec bons mots, personnages truculents (le royaliste communiste de presque 100 balais qui aimerait qu'on enterre fissa son débile de petit-fils est un personnage marquant) et étude de moeurs en milieu royaliste. Il y a un second degré bienvenu. Mandoline va se retrouver plongé dans un univers stupéfiant avec secrets de famille et tutti quanti.
De révélation en révélation, Mandoline apparaît sous un jour nouveau qui séduira les amateurs d'enquête à l'ancienne (je veux dire par là sans coup de feu, courses poursuite etc).
LA LA LALA LALALALA LALALA LALALALA LA (et ça c'est l'air que sifflote l'embaumeur en recousant ses patients !)
Le prochain opus sort en mars pour le salon du polar de Lens
Les Maléfices du Temps de Michel Rozenberg
5 nouvelles écrites par un auteur que je ne connaissais pas, un maître belge du fantastique, heureux gagnant du Masterton en 2007.
On sent l'influence des Maupassant, Thomas Owen etc chez Rozenberg...
Même si certains textes paraissent prévisibles, on se laisse happer par le style de Rozenberg, sa description de personnages, description réaliste et qui fait mouche... Rozenberg, à l'inverse d'autres auteurs, a des histoires à raconter et on se délecte de ses univers, de ces personnages si proches de nous...
La thématique du temps est une thématique fascinante et chaque fois, Rozenberg parvient à la renouveler avec un certain brio.
Malédiction, histoire d'amour, histoire de basculement : Les Maléfices du temps s'avère un bon petit recueil à un prix plus qu'abordable.
La couverture de Kerast est à se taper le derrière par terre !

deux chroniques de mes dernières lectures en date.
Tout d'abord, le second opus de l'embaumeur : Ainsi Fut-il, écrit par Hervé Sard.
Cette fois Luc Mandoline, l'embaumeur, que je ferai vivre dans un prochain tome est appelé par un châtelain hors normes pour enquêter sur la mort de son petit fils, lequel a été retrouvé écartelé, une pancarte marquée Ravaillac autour du cou. Le médecin de famille a conclu à une mort naturelle...
A l'inverse d'Harpicide qui faisait la part belle à l'action, Hervé Sard privilégie une approche plus san antonienne avec bons mots, personnages truculents (le royaliste communiste de presque 100 balais qui aimerait qu'on enterre fissa son débile de petit-fils est un personnage marquant) et étude de moeurs en milieu royaliste. Il y a un second degré bienvenu. Mandoline va se retrouver plongé dans un univers stupéfiant avec secrets de famille et tutti quanti.
De révélation en révélation, Mandoline apparaît sous un jour nouveau qui séduira les amateurs d'enquête à l'ancienne (je veux dire par là sans coup de feu, courses poursuite etc).
LA LA LALA LALALALA LALALA LALALALA LA (et ça c'est l'air que sifflote l'embaumeur en recousant ses patients !)
Le prochain opus sort en mars pour le salon du polar de Lens
Les Maléfices du Temps de Michel Rozenberg
5 nouvelles écrites par un auteur que je ne connaissais pas, un maître belge du fantastique, heureux gagnant du Masterton en 2007.
On sent l'influence des Maupassant, Thomas Owen etc chez Rozenberg...
Même si certains textes paraissent prévisibles, on se laisse happer par le style de Rozenberg, sa description de personnages, description réaliste et qui fait mouche... Rozenberg, à l'inverse d'autres auteurs, a des histoires à raconter et on se délecte de ses univers, de ces personnages si proches de nous...
La thématique du temps est une thématique fascinante et chaque fois, Rozenberg parvient à la renouveler avec un certain brio.
Malédiction, histoire d'amour, histoire de basculement : Les Maléfices du temps s'avère un bon petit recueil à un prix plus qu'abordable.
La couverture de Kerast est à se taper le derrière par terre !
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Monday, February 18, 2013
Miroirs d'Ambre, Denis Labbé
Une magnifique couverture de P Jozelon, des nouvelles de Denis Labbé dont j'ai lu le précédent recueil paru chez Argemmios : voici ma dernière lecture en date.
Ici l'auteur nous livre des textes parus entre 1997 et 2009, mais aussi quelques inédits.
Disons le d'emblée, certains textes m'ont plus touché que d'autres. C'est le propre du recueil de nouvelles qui dépend de la sensibilité du lecteur. De son état d'esprit à l'instant où il parcourt les pages.
Si j'ai un reproche à adresser à l'auteur, c'est d'avoir publié des textes soumis aux editions de l'oxymore en leur temps, textes qui ne m'ont pas trop emballé parce que l'auteur essayait de se couler dans le moule de la maison d'édition, je pense à la Voie D'Amaterasu, fantasy japonisante avec quête et tutti quanti.
Mais commençons par le commencement, Labbé navigue entre les genres, on va ainsi le découvrir auteur d'uchronie (vous savez ce fameux "et si" qui modifie l'histoire. Et si Hollande avait perdu les élections ?), dans la fantasy urbaine, dans le fantastique moderne, dans la sf. Autant de façons d'approcher un auteur décidément trop ignoré (et à tort) des amateurs français d'imaginaire.
Le texte s'ouvre avec le Banquet, histoire inquiétante d'une invitation en Italie. Le fantastique naît au coin de la table dans un huis clos terrifiant. Puis vient Plastic Doll, nouvelle puissante qui prend sa source dans le réel glauque... Le pire c'est qu'on en connaît des accompagnatrices de plastic doll...
Les Giacomettis, la Tour nous ramènent à une horreur psychologique, la peur d'être traqué par un ennemi séculaire... Brillant ! sentiment de malaise garanti. Dire que Lovecraft aurait pu se baser à Bavay !
Un peu de poussière sur tes lèvres est une nouvelle classique par le thème développé, mais ce que c'est bon ! Pareil les persos font mouche car on en connait... Histoire d'un monogame en série ou serial niqueur...
(je me rends compte que j'ai de drôles de relations)
Viennent ensuite l'enjôleuse joggeuse, une nouvelle sur une séductrice démoniaque...
Eh oui chez Labbé, la séduction n'est pas innocente loin de là, on retrouvera d'ailleurs ce thème dans Cereza, nouvelle d'une cruauté cinglante, troubles nés entre un professeur et son élève. Lorsqu'on sait que pour l'écrire, l'auteur s'est inspiré d'un collègue...
Masquarade est un autre texte remarquable paru dans l'antho noires soeurs aux editions de l'oeil du sphinx, preuve que les petites maisons d'édition recèlent aussi des pépites. Une fête devient orgie (plus sexe tu meurs !), puis bascule dans le fantastique... Dans l'horreur. C''est un texte que j'ai dévoré, parce que les tableaux sont si bien dessinés par les mots. Franchement l'un de mes textes préférés du recueil.
L'ardoise est un autre texte fantastique , histoire d'un gosse chahuté par la vie. On se croirait chez King par la peinture du milieu, l'efficacité en plus.
chez Denis Labbé, il y a la séduction et les enfants malmenés des thèmes récurrents qu'il renouvelle chaque fois.
Frappes préventives, l'uchronie où l'ordre des templiers a pris le pouvoir en France m'a emballé jusqu'à la chute... Je n'ai pas compris le pourquoi du comment (eh oui, ça arrive). Dommage.
J'entends battre ton pouls aurait dû paraître à l'oxymore, mais là encore ce texte m'a paru surécrit, par rapport au reste de la production de Denis Labbé. Trop d'effets sur les phrases tue l'émotion.
Parce que Labbé excelle quand il vous donne un coup de boule d'encre, quand il est sincère...
Il écrit bien le Labbé, mais je déteste quand il surécrit (ça me fait penser à du.....Pas de nom), quand il joue le style pour le style car il perd alors de son naturel.
L'oeil de Malachite est de la fantasy urbaine avec un magasin spécial... Là encore, je pense que Labbé tient un truc, comme sa vampire Ludivine dont il pourrait faire un recueil le bougre. C'est une histoire mêlant la banlieue et la magie, une histoire qui aurait gagné à être encore plus développée à mon avis. Preuve que l'on se plait dans l'univers.
La lune mord la queue du chat ..., là encore une uchronie, mais là encore je suis passé à côté... Pas évident de faire une nouvelle d'uchronie p-ê.
A la décharge de l'auteur j'avais détesté pages perdues de P Di Filippo.
Encore un comprimé mon garçon est un texte diablement efficace, terriblement d'actualité avec enfant hyperactif et traitement... TEXTE REALISTE...
Et enfin Neovocyte 41 un texte de sf clôt le recueil. Histoire d'un monde où certains restent exploités.
AU FINAL QUE RETENIR ?
MIROIRS D'AMBRE CONFIRME QUE DENIS LABBE A DU TALENT. CE RECUEIL CONFIRME AUSSI QUE L ON PEUT SE PROCURER DE L INEDIT A PRIX CORRECT. LABBE DEVELOPPE SES THEMES SEDUCTION / ENFANCE... IL MONTRE AUSSI QU IL A PLUS DUNE CORDE A SON ARC. Que sa sincérité stylistique, son naturel, est ce que l'on attend le plus chez lui... VOILA MAINTENANT VOUS SAVEZ TOUT. BONNE LECTURE A VOUS.
Ici l'auteur nous livre des textes parus entre 1997 et 2009, mais aussi quelques inédits.
Disons le d'emblée, certains textes m'ont plus touché que d'autres. C'est le propre du recueil de nouvelles qui dépend de la sensibilité du lecteur. De son état d'esprit à l'instant où il parcourt les pages.
Si j'ai un reproche à adresser à l'auteur, c'est d'avoir publié des textes soumis aux editions de l'oxymore en leur temps, textes qui ne m'ont pas trop emballé parce que l'auteur essayait de se couler dans le moule de la maison d'édition, je pense à la Voie D'Amaterasu, fantasy japonisante avec quête et tutti quanti.
Mais commençons par le commencement, Labbé navigue entre les genres, on va ainsi le découvrir auteur d'uchronie (vous savez ce fameux "et si" qui modifie l'histoire. Et si Hollande avait perdu les élections ?), dans la fantasy urbaine, dans le fantastique moderne, dans la sf. Autant de façons d'approcher un auteur décidément trop ignoré (et à tort) des amateurs français d'imaginaire.
Le texte s'ouvre avec le Banquet, histoire inquiétante d'une invitation en Italie. Le fantastique naît au coin de la table dans un huis clos terrifiant. Puis vient Plastic Doll, nouvelle puissante qui prend sa source dans le réel glauque... Le pire c'est qu'on en connaît des accompagnatrices de plastic doll...
Les Giacomettis, la Tour nous ramènent à une horreur psychologique, la peur d'être traqué par un ennemi séculaire... Brillant ! sentiment de malaise garanti. Dire que Lovecraft aurait pu se baser à Bavay !
Un peu de poussière sur tes lèvres est une nouvelle classique par le thème développé, mais ce que c'est bon ! Pareil les persos font mouche car on en connait... Histoire d'un monogame en série ou serial niqueur...
(je me rends compte que j'ai de drôles de relations)
Viennent ensuite l'enjôleuse joggeuse, une nouvelle sur une séductrice démoniaque...
Eh oui chez Labbé, la séduction n'est pas innocente loin de là, on retrouvera d'ailleurs ce thème dans Cereza, nouvelle d'une cruauté cinglante, troubles nés entre un professeur et son élève. Lorsqu'on sait que pour l'écrire, l'auteur s'est inspiré d'un collègue...
Masquarade est un autre texte remarquable paru dans l'antho noires soeurs aux editions de l'oeil du sphinx, preuve que les petites maisons d'édition recèlent aussi des pépites. Une fête devient orgie (plus sexe tu meurs !), puis bascule dans le fantastique... Dans l'horreur. C''est un texte que j'ai dévoré, parce que les tableaux sont si bien dessinés par les mots. Franchement l'un de mes textes préférés du recueil.
L'ardoise est un autre texte fantastique , histoire d'un gosse chahuté par la vie. On se croirait chez King par la peinture du milieu, l'efficacité en plus.
chez Denis Labbé, il y a la séduction et les enfants malmenés des thèmes récurrents qu'il renouvelle chaque fois.
Frappes préventives, l'uchronie où l'ordre des templiers a pris le pouvoir en France m'a emballé jusqu'à la chute... Je n'ai pas compris le pourquoi du comment (eh oui, ça arrive). Dommage.
J'entends battre ton pouls aurait dû paraître à l'oxymore, mais là encore ce texte m'a paru surécrit, par rapport au reste de la production de Denis Labbé. Trop d'effets sur les phrases tue l'émotion.
Parce que Labbé excelle quand il vous donne un coup de boule d'encre, quand il est sincère...
Il écrit bien le Labbé, mais je déteste quand il surécrit (ça me fait penser à du.....Pas de nom), quand il joue le style pour le style car il perd alors de son naturel.
L'oeil de Malachite est de la fantasy urbaine avec un magasin spécial... Là encore, je pense que Labbé tient un truc, comme sa vampire Ludivine dont il pourrait faire un recueil le bougre. C'est une histoire mêlant la banlieue et la magie, une histoire qui aurait gagné à être encore plus développée à mon avis. Preuve que l'on se plait dans l'univers.
La lune mord la queue du chat ..., là encore une uchronie, mais là encore je suis passé à côté... Pas évident de faire une nouvelle d'uchronie p-ê.
A la décharge de l'auteur j'avais détesté pages perdues de P Di Filippo.
Encore un comprimé mon garçon est un texte diablement efficace, terriblement d'actualité avec enfant hyperactif et traitement... TEXTE REALISTE...
Et enfin Neovocyte 41 un texte de sf clôt le recueil. Histoire d'un monde où certains restent exploités.
AU FINAL QUE RETENIR ?
MIROIRS D'AMBRE CONFIRME QUE DENIS LABBE A DU TALENT. CE RECUEIL CONFIRME AUSSI QUE L ON PEUT SE PROCURER DE L INEDIT A PRIX CORRECT. LABBE DEVELOPPE SES THEMES SEDUCTION / ENFANCE... IL MONTRE AUSSI QU IL A PLUS DUNE CORDE A SON ARC. Que sa sincérité stylistique, son naturel, est ce que l'on attend le plus chez lui... VOILA MAINTENANT VOUS SAVEZ TOUT. BONNE LECTURE A VOUS.
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Sunday, November 11, 2012
GREEN WAR J-M Ligny
La France dans un futur proche, une société à deux vitesses, polluée, sur le déclin... Entre quartiers où l'on survit tant bien que mal et des enclaves sécurisées... Malik un beur rebelle voit son père trimer et mourir dans l'accident de son usine. Il décide de le venger, mais se retrouve bientôt embrigadé dans un groupe d'écoterroristes...
Avec d'autres jeunes tout aussi paumés, il va tenter de changer la société...
Dans Green War, Jean Marc Ligny nous livre un futur plus que plausible. Celui où les inégalités se sont accrues, il nous montre la violence crue sans complaisance. Camps de clandestins où la loi ne s'applique plus, gamine tabassée par son père, jeune homme rebelle qui traficote faute de mieux, boxeur shooté et toujours à sec, quartiers laissés à la dérive où l'on se replie.
Puis vient l'heure de la constitution de la bande d'écoterroristes tous issus de minorités, des gosses paumés, encore idéalistes qui bossent sous la férule d'un aristocrate portant un nom bien français, mais qui semble dissimuler de sombres secrets. Hormis ce reproche d'un certain manichéisme, Ligny nous montre une société bien actuelle dont certains politiciens feraient bien de prendre connaissance...
Style vif, incisif, sans fioritures, à l'exception d'une histoire de sexe pas vraiment utile, c'est très bien écrit, c'est du très bon polar qui ne se lâche pas jusqu'à un dénouement vraiment surprenant.
Un très bon bouquin.
Avec d'autres jeunes tout aussi paumés, il va tenter de changer la société...
Dans Green War, Jean Marc Ligny nous livre un futur plus que plausible. Celui où les inégalités se sont accrues, il nous montre la violence crue sans complaisance. Camps de clandestins où la loi ne s'applique plus, gamine tabassée par son père, jeune homme rebelle qui traficote faute de mieux, boxeur shooté et toujours à sec, quartiers laissés à la dérive où l'on se replie.
Puis vient l'heure de la constitution de la bande d'écoterroristes tous issus de minorités, des gosses paumés, encore idéalistes qui bossent sous la férule d'un aristocrate portant un nom bien français, mais qui semble dissimuler de sombres secrets. Hormis ce reproche d'un certain manichéisme, Ligny nous montre une société bien actuelle dont certains politiciens feraient bien de prendre connaissance...
Style vif, incisif, sans fioritures, à l'exception d'une histoire de sexe pas vraiment utile, c'est très bien écrit, c'est du très bon polar qui ne se lâche pas jusqu'à un dénouement vraiment surprenant.
Un très bon bouquin.
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Wednesday, June 20, 2012
Le destin des Morts, JP Favard
Epinal, je me retrouve assis à côté d'un gars nommé JP Favard que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Au bout de deux jours, le courant est bien passé, je trouve le Monsieur sympa et intrigué par sa présentation de son destin des morts à la belle couverture de Jimmy Kerast j'en fais l'acquisition.
Bonne pioche.
Format poche paru chez Lokomodo, le destin des morts offre une nouvelle, une novella, un roman et une micronouvelle pour la modique somme de 7 euros.
Disons le d'emblée, je suis d'ordinaire assez méfiant quant au fantastique français qui se regarde écrire et oublie l'histoire en route, mais Jean-Pierre Favard n'est pas de cette caste là. Pourquoi ?
Parce que Jean-Pierre Favard possède certes une belle plume, mais surtout parce qu'en quelques lignes, il pose son histoire et nous embringue dedans.
On suit ses personnages, on s'identifie à eux aisément, puis la situation bascule et c'est rudement efficace. Il y aussi des personnages aux caractères trempés, des personnages trop humains...
Dans le destin des morts, Jean-Pierre Favard est parvenu à me flanquer la trouille avec une apparition subite. Et pourtant, je suis assez difficile à impressionner. Cela prouve l'efficacité de son écriture, de son sens du détail, de la mise en scène.
Le Monsieur aime bien jouer avec les clichés (des randonneurs près d'une maison en ruine, un groupe de rock dans une maison hantée, des étudiants qui reviennent sur les lieux d'une disparition mystérieuse) ; nous en donner l'illusion et ensuite bifurquer sur son propre chemin. Et on lui en est reconnaissant.
Dans ce destin des morts, il est souvent question de fantômes, du passé tragique et de légendes !
Parce que Jean-Pierre Favard aime rattacher ses récits au fonds légendaire du Morvan. J'ai énormément apprécié cet aspect légendaire, ces mythes que je ne connaissais pas.
C'est un procédé que j'affectionne, qui montre à quel point nos régions recèlent des trésors pour l'imaginaire.
Le livre se compose donc d'une nouvelle Mauvaises Vibrations, efficace.
D'une novella ghost'n'roll baby, bien prenante et tripante avec une chute à la hauteur de ce qui précède...
d'un roman la seconde mort de Camille Millien, très bon de bout en bout
et d'une micronouvelle trés anecdotique à mon sens; mais je pense que c'est la forme de la micronouvelle qui me gêne.
Hormis quelques coquilles, c'est un très bon ouvrage que vous pourrez découvrir sans hésiter et c'est un auteur qui mérite d'être suivi !
D'autres ouvrages sont parus à la clef d'argent et méritent le détour, ai-je entendu !
Bonne pioche.
Format poche paru chez Lokomodo, le destin des morts offre une nouvelle, une novella, un roman et une micronouvelle pour la modique somme de 7 euros.
Disons le d'emblée, je suis d'ordinaire assez méfiant quant au fantastique français qui se regarde écrire et oublie l'histoire en route, mais Jean-Pierre Favard n'est pas de cette caste là. Pourquoi ?
Parce que Jean-Pierre Favard possède certes une belle plume, mais surtout parce qu'en quelques lignes, il pose son histoire et nous embringue dedans.
On suit ses personnages, on s'identifie à eux aisément, puis la situation bascule et c'est rudement efficace. Il y aussi des personnages aux caractères trempés, des personnages trop humains...
Dans le destin des morts, Jean-Pierre Favard est parvenu à me flanquer la trouille avec une apparition subite. Et pourtant, je suis assez difficile à impressionner. Cela prouve l'efficacité de son écriture, de son sens du détail, de la mise en scène.
Le Monsieur aime bien jouer avec les clichés (des randonneurs près d'une maison en ruine, un groupe de rock dans une maison hantée, des étudiants qui reviennent sur les lieux d'une disparition mystérieuse) ; nous en donner l'illusion et ensuite bifurquer sur son propre chemin. Et on lui en est reconnaissant.
Dans ce destin des morts, il est souvent question de fantômes, du passé tragique et de légendes !
Parce que Jean-Pierre Favard aime rattacher ses récits au fonds légendaire du Morvan. J'ai énormément apprécié cet aspect légendaire, ces mythes que je ne connaissais pas.
C'est un procédé que j'affectionne, qui montre à quel point nos régions recèlent des trésors pour l'imaginaire.
Le livre se compose donc d'une nouvelle Mauvaises Vibrations, efficace.
D'une novella ghost'n'roll baby, bien prenante et tripante avec une chute à la hauteur de ce qui précède...
d'un roman la seconde mort de Camille Millien, très bon de bout en bout
et d'une micronouvelle trés anecdotique à mon sens; mais je pense que c'est la forme de la micronouvelle qui me gêne.
Hormis quelques coquilles, c'est un très bon ouvrage que vous pourrez découvrir sans hésiter et c'est un auteur qui mérite d'être suivi !
D'autres ouvrages sont parus à la clef d'argent et méritent le détour, ai-je entendu !
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