Manon Virgo est thanatopractrice, elle a un frère Ariel, un loser né qui a la particularité de se mettre dans les embrouilles.
Cette fois, il a juste piqué une bagnole, sauf que cette bagnole appartenait au membre d'un groupe particulier. Et qu'à l'intérieur, il y a un objet que ces fous sanguinaires entendent récupérer par tous les moyens.
Dernier thriller de Sire Cédric, écrivain de mon âge, qui a d'abord publié dans les littératures de l'imaginaire, ce roman marque un basculement de l'auteur vers le genre réaliste pur et dur. Fini le fantastique qui permet davantage de simplicité dans l'intrigue, place au roman policier bien documenté et surtout bien exploité. On sent qu'il y a des recherches de l'auteur derrière les thèmes développés, mais en tant qu'auteur je peux vous dire que lorsque la recherche s'insère parfaitement dans le récit, le mec maîtrise son truc. Et là, tu as bien bossé Cédric, où est la réalité, où est la fiction ? C'est nickel.
Ici, c'est nickel, parce que les articles de journaux sont employés à bon escient.
Si je reprocherais à Sire Cédric des pages où les paragraphes se limitent à des phrases simples, une volonté de littérature adrénaline comme dans tout thriller qui se respecte, ce qui est justifié sur la fin, je peux vous dire que c'est un reproche vraiment mineur car il nous embarque dans son intrigue. Et il ne va pas à la facilité d'un style au présent...
Et les lieux ?
Ok, ça se passe dans le sud, mais personne ne viendrait lui dire "c'est un roman régionaliste !" pas du tout. Sire Cédric décrit des lieux qu'il connait, il les fait vivre, il n'a pas besoin de se dépayser aux states ou ailleurs et l'intrigue est très bonne. Bien sûr, on y parle du diable, mais surtout de sectes, de sociétés secrètes, on bascule vite dans une logique du Trust No One chère à X files et à tous ces films de complot. On se demande qui va trahir, qui est un allié. Il y a encore les influences de ses précédents écrits, mais on sent que l'auteur s'en démarque, à raison... Sans les renier.
J'avoue que je me suis fait avoir à plusieurs reprises.
LES PERSONNAGES SONT BIEN CAMPES
Sire Cédric leur donne un background, m^me si on voudrait en savoir davantage sur certains d'entre eux, parce qu'on est bien dans son roman. Bien si on aime les thrillers efficaces !
Du feu de l'enfer marque donc un tournant dans la carrière d'auteur de Sire Cédric, c'est un roman efficace, visuel, qui mériterait d'être adapté en film ou plutôt en série, parce qu'il y a des pépites en France et celui-ci en est un. Bref lisez le et vous vous régalerez.
PS Bravo Cédric, juste un truc pour le prochain, surprends nous davantage encore, ni tueur en série, ni secte, chiche ?
Des genres de l'imaginaire au policier, ne laissez pas la vilenie et la bassesse du monde vous contaminer, ouvrez votre esprit, votre âme.
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Friday, March 24, 2017
Du feu de l'enfer, Sire Cédric
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Sunday, December 29, 2013
L'heure des chauves-souris DEAN KOONTZ (Leigh Nichols)
Dean Koontz, un auteur qui a fait les riches heures de la collection Terreur autrefois avec des romans plus ou moins vénérables notamment ceux traduits par JD BREQUE... Depuis, on le retrouve surtout en thriller, je crois. Faut dire que le genre est porteur au moins !
Récemment, un camarade me file sa bibliothèque de vieux pocket terreur / épouvante chez j'ai lu.
Je pêche dedans l'heure des chauves-souris.
L'histoire : une mère célibataire et son fils sont traqués par les membres d'une secte persuadés que le petit est l'antechrist... Dès lors, il leur faudra fuir pour espérer survivre.
Ca démarre fort avec une scène banale : une vieille qui apostrophe une maman et son gamin sur le parking d'une zone commerciale et voue le gamin aux gémonies. Scène ordinaire qui est efficace et vous plonge dans l'intrigue.
Rentrés chez eux, la maman et le petit vont se retrouver confrontés à la vieille et son groupe de fanatiques religieux... Et de fil en aiguille, ils n'auront d'autre choix que de recourir à une agence de """"détectives privés"""" (je dirais plutôt gardes du corps. Mais la volonté divine guidant le groupe, le fanatisme les poussant à agir, ces protections seront-elles suffisantes ?
Dans l'heure des chauves-souris, Koontz oscille entre le fantastique et le bon vieux thriller avec quelques scènes choc... Meurtres, poursuites, confrontations, il ne lésine pas sur l'action adrénaline. On se pose des questions sur la nature du petit Joey, sur les manigances orchestrées par Mère Grace, la gourou charismatique de la secte... Mais ça ne marche pas pleinement, même si en film ce serait un très bon téléfilm. Quant au dénouement, pourquoi un imbécile l'a-t-il défloré dans le titre ?????
Sur la fin Koontz tire à la ligne et livre une conclusion un brin décevante à mon sens.
Un livre pour passer le temps. Pas le meilleur Koontz
Si vous voulez tenter le coup, il est pas cher en cliquant sur le bandeau ci-dessous.
Récemment, un camarade me file sa bibliothèque de vieux pocket terreur / épouvante chez j'ai lu.
Je pêche dedans l'heure des chauves-souris.
L'histoire : une mère célibataire et son fils sont traqués par les membres d'une secte persuadés que le petit est l'antechrist... Dès lors, il leur faudra fuir pour espérer survivre.
Ca démarre fort avec une scène banale : une vieille qui apostrophe une maman et son gamin sur le parking d'une zone commerciale et voue le gamin aux gémonies. Scène ordinaire qui est efficace et vous plonge dans l'intrigue.
Rentrés chez eux, la maman et le petit vont se retrouver confrontés à la vieille et son groupe de fanatiques religieux... Et de fil en aiguille, ils n'auront d'autre choix que de recourir à une agence de """"détectives privés"""" (je dirais plutôt gardes du corps. Mais la volonté divine guidant le groupe, le fanatisme les poussant à agir, ces protections seront-elles suffisantes ?
Dans l'heure des chauves-souris, Koontz oscille entre le fantastique et le bon vieux thriller avec quelques scènes choc... Meurtres, poursuites, confrontations, il ne lésine pas sur l'action adrénaline. On se pose des questions sur la nature du petit Joey, sur les manigances orchestrées par Mère Grace, la gourou charismatique de la secte... Mais ça ne marche pas pleinement, même si en film ce serait un très bon téléfilm. Quant au dénouement, pourquoi un imbécile l'a-t-il défloré dans le titre ?????
Sur la fin Koontz tire à la ligne et livre une conclusion un brin décevante à mon sens.
Un livre pour passer le temps. Pas le meilleur Koontz
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