Monday, October 26, 2009

Ce qu'en dit Henri...


L'autre jour, je tombe sur une critique de Dérobade par Henri Bademoude http://delices-daubes.over-blog.com/, qui régala la yozone de ses délices et daubes.
Pour le cerner, disons que Bademoude n'a pas l'air de trop graviter dans le microcosme de l'imaginaire français et qu'il nage parfois à contre-courant, question goût. Bref, il offre une autre vision dans un paysage éditorial et critique parfois trop consensuel. Je ne dis pas qu'il a raison sur tout, mais au moins il donne son avis, voilà ce qui me plaît chez lui.
La critique est plutôt sympa dans l'ensemble. Précisons que même pas sympa, je l'aurais lu, histoire de voir la vision qu'un lecteur peut avoir de mes écrits. Car pour moi, un critique reste un lecteur parmi les autres... Et j'apprécie de lire les retours...
Simplement à la fin, Bademoude conclue par "

Voilà, comme d’hab’ avec les recueils, il y a à boire et à manger mais dans ce cas on a surtout l’impression d’assister à la naissance d’un écrivain français de fantastique qui devrait tracer sa route si les gros cochons d’éditeurs ne le mangent pas et veulent bien s’y intéresser.

Ben c’est pas tellement le cas, hein. J’ai été voir sa page sur wiki : depuis ce bouquin en 2004, des nouvelles en France et à l’étranger, et un roman de SF chez Éons en 2007 que je tenterai à l’occasion. "

Ce sont ces derniers mots qui m'incitent à écrire ce billet aujourd'hui.
Bademoude a raison.
Depuis 2004, il ne s'est pas passé grand chose : il faut bien l'avouer. Quelques nouvelles dans des anthos, un roman, des articles...
Pas de quoi crier à la... "carrière littéraire".

"Les cochons d'éditeurs" comme il les nomme n'y sont pas pour grand chose. J'assume ma responsabilité dans cette stagnation et je ne me fais pas d'illusion : un auteur courtisé est un auteur qui attire l'attention parce qu'il vend beaucoup et écrit en conséquence.
Explications pour les apprentis auteurs et ceux qui ont aimé Derobade et d'autres de mes écrits.
D'abord non voulue, cette stagnation repose sur des mauvais calculs. Après Dérobade, j'ai écrit un paquet de textes en rafale sans toucher les anthologistes car mes nouvelles manquaient de maturité, macération, appelez cela comme vous le voulez. Je me retrouvais à boucler à la fin des appels à textes : fatale erreur !!!
Donc beaucoup d'écrits à jeter. Je pense ainsi à l'emblemes tresor que j'aurais pu accrocher à la place de certains autres. Puis, cette année, j'ai loupé le coche de grandes anthos (je pense ici à Dragon chez Calmann Levy. A celle chez La Volte pour laquelle je n'ai même pas écrit le texte)
Il faut bien l'avouer, la SF n'est pas ma tasse de thé. Je lui préfère le fantastique et c'est ainsi que j'ai pu intégrer les pages de Ténèbres.

Dans l'intervalle, j'ai aussi tenté la litt jeunesse pour 6/8 ans et j'ai manqué mon objectif car la cible était mal repérée. C'est pourquoi j'ai retravaillé ce texte encore et encore...

Néanmoins, je ne m'avoue pas encore vaincu.
Je suis dans les corrections du roman mettant en scène Eidonius, mon privé triton. Il s'agit de fantasy légère, d'humour... Ca paraitra chez Mille saisons et on fera un max de salons-dédicaces.

Puis ensuite je me consacrerai à quelques nouvelles qui me tiennent à coeur (4 dont une invitation) des textes où je vais tenter l'audace. Vous verrez en quoi...). Après très vite, je reprends le roman mettant en scène les tutellaires...
Pas question de s'apitoyer, de croire les choses toutes cuites, de se laisser plombé par les affreux, retour sur le ring...

Merci pour ton coup de pied au cul Henri Bademoude. Merci à vous qui passez sur ce blog !

En attendant les prochaines publications seront
Dégradé, dans l'anthologie les derniers jours d'Edgar Poe (Editions Glyphe)
Objet de mon Amour (les sombres romantiques) art book aux editions du riez
Hic Iacet (anthologie flammagories chez Argemmios)
Après le Nekker (anthologie changelins, editions Argemmios)

2 comments:

Lucie said...

Ouais, alors Bademoude et toi, vous me flanquez les boules, franchement ! Que lui n'y pense pas, passe encore, mais toi, tu pourrais citer (Pro)Créations et Identités, non ? Plus deux ou trois autres trucs pour lesquels tu as été sollicités... Parce que ce n'est pas pareil de répondre à un AT ou d'être sollicité.

Et il y a Lanfeust, aussi, en collaboration avec l'ami Lencou.

Et il y a la parution prochaine de ton roman jeunesse :-))))

Et si tu veux mon avis, ces dernières années, tu avais autre chose à vivre ;-)

LEBLOGAJESS said...

J'ai cité les nouvelles dans des anthos, ensuite sollicité ou non, cela ne change rien au fait que ça ne représente pas tant que ça au final. Si on compte le nombre de texte depuis 2004, il n'est pas vertigineux, malgré les invitations qui sont une forme de reconnaissance du travail effectué, je le concède. Bise