Saturday, August 27, 2011

HEL de Graham Masterton



 Peggy était une petite fille de 5 ans. Mais Peggy est morte en 1941, noyée dans la piscine familiale.
Seulement Peggy n'est pas vraiment morte, elle continue de hanter ses soeurs Lizzie et Laura... Et ceux qui leur veulent du mal n'en ont plus pour longtemps à vivre. Car Peggy est devenue une vengeresse, bercée de contes de fées.

Graham Masterton, je vous en parle depuis un bout de temps. Un maître de l'horreur capable de petites perles de noirceurs, mais aussi de bouquins mineurs. Hel appartient aux meilleurs Masterton. L'intrigue se déroule sur une dizaine d'années, offrant à la petite fille Peggy l'occasion d'exercer ses pouvoirs maléfiques.
Les scènes gore sont très bien rendues, la psychologie des personnages est plutôt bien appréhendée. Un peu de sexe, notamment une scène de sodomie plutôt hard, viennent faire monter la tension. On regrettera juste que dans l'édition illustrée par P.O Templier et datant de 1997 des coquilles impardonnables et des phrases bancales gâchent un peu le plaisir de lecture. Je pense notamment à un boucher de bouteille au lieu du bouchon... Mais ce n'est pas le seul. Dans ce roman, Masterton rend hommage aux auteurs de contes (je n'ai pas dit de fée car ce serait dénaturer ce que sont les contes) à Andersen, à Dickens... Il dépeint les milieux de la création littéraire et cinématographique sans complaisance... En conclusion, un très bon Masterton, un peu moins bon que le Portrait du Mal, mais très prenant...

CRITIQUE REALISEE A PARTIR D'UN LIVRE ACHETE CHEZ UN BOUQUINISTE DE MONTMORILLON. (désormais, je préciserai cela car dans les semaines à venir, je traiterai de Service de Presse)

Friday, August 26, 2011

PLANETE DES SINGES / CAPTAIN AMERICA

Vive l'été et le temps mauvais, au moins on peut aller au ciné !


LA PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES

L'histoire, un bébé chimpanzé, enfant d'une femelle dopé à un virus devient hyper intelligent et se retrouve confronté à la violence du monde des hommes. Il deviendra le leader de sa communauté.
Bon, avec un titre pareil, inutile de vous dire que ce film vient expliquer le chef d'oeuvre avec C Heston. Je préciserai juste que le roman ayant donné lieu au film originel était l'oeuvre de M Pierre Boulle, auteur français, aussi auteur du Pont de la Rivière Kwai.
A quand des monuments dédiés à ce génial auteur ?
Le film est visuellement réussi avec des scènes formidables, des morceaux d'anthologie comme seuls savent les faire les américains. Mais à côté, on notera aussi des faiblesses dans le scénar notamment au début du film.
Grand spectacle pour la famille, bon film, mais attention à absorber sans chercher la petite bête !

CAPTAIN AMERICA

Ce qu'il y a de génial dans les comics, c'est qu'on nous ressert souvent la même thématique et que l'on en sort ébahi. Captain america est à l'origine un gringalet à qui l'armée et la science vont donner la possibilité de devenir un héros pour combattre le mal. Oui ca rappelle spiderman...
Pourtant la magie fonctionne. L'empathie est immédiate car le héros a des principes, des valeurs. Le soin apporté aux décors, au casting font de ce film un très très bon divertissement non dénué d'humour. Marvel a inventé une nouvelle mythologie et l'on attend avec impatience comme les 10 personnes dans la salle après le générique les premières images de the avenger.
En parlant de the avenger, l'adaptation en dessin animé est formidable elle aussi. Scénario avec rebondissement, dessins superbes...
Il est tout de même dommage que la bd française n'ait pas été capable d'accoucher de quelque chose aussi abouti que ces comics... Bien sûr, il y a de bonnes séries, je ne le nie pas, mais elles ne durent guère...
En conclusion, Captain America est une très bonne adaptation du comics, un bon spectacle.
C'est aussi ça la magie du cinéma.

Sunday, August 21, 2011

Les démons des Carpathes tome III

3 eme et dernier volet des aventures de nos héros traquant les créatures les plus célèbres du fantastique



hop une présentation, fainéantise oblige, ce sera celle de l'éditeur.

Présentation de l'éditeur

Depuis le château du comte dans les Carpathes, où ils étaient séquestrés, Sean Mulligan et Bruce Mackinlay viennent d'être " téléportés " vers la Grande-Bretagne pour tenter de retrouver Brasov et sa cohorte de créatures monstrueuses qui, après avoir ravagé Vienne et Paris, semblent se diriger vers Londres. Plutôt que de les suivre dans leur voyage à travers le temps, sir Arthur Conan Doyle arrête sa machine et écoute attentivement le plan fomenté par Victor lordanescu, le serviteur " fantôme " du château. Nos détectives ne sont pas au bout de leurs surprises, car le machiavélisme du comte Brasov dépasse les limites de l'imagination...

.... >>> D'emblée le ton est donné et nos deux héros se retrouvent confrontés à un premier mystère, premier rebondissement inattendu pour le lecteur. Puis l'histoire se déploie, scénario impeccable et ambiance lourde. 
Le trait est précis, les couleurs superbement rendues. L'histoire ne manque pas de rebondissements. Jusqu'au final... Un final qui m'a déçu car il survient en trois pages, ce qui est vraiment dommage.

POur le reste, les Démons des Carpathes témoigne de la vivacité de l'imaginaire, de la force des hommes et de la puissance créatrice des auteurs comme Poe, Conan Doyle, Bram Stoker... Dommage que parmi ces noms, il n'y ait aucun français...
En conclusion, une très bonne BD qui a su s'inspirer du fantastique moderne et le sublimer. Bravo !

Monday, August 15, 2011

Mon grenier est encombré...

donc je revends d'occase quelques livres et revues...
ça se passe sur le site sur cette page


Sunday, August 14, 2011

Milla et les aliens (phénomènes paranormaux)



Milla Jojovitch s'était déjà frottée aux Aliens dans le cinquième élément, un film euh comment dire.... un peu fourre-tout avec des costumes JPG (Jean Paul Gaultier) et Bruce Willis dans son taxi volant et un scenar euh... simple, dans Jeanne d'Arc (ah non, là c'étaient des Anglois !!! A ma décharge, ils avaient de drôles de casques et parlaient un langage insolite).

La brave remet le couvert dans Phénomènes Paranormaux qui est tiré de faits divers authentiques survenus en 2000 et la preuve que c'est de l'authentique, les différents protagonistes ayant vécu ces évènements ont refusé d'être impliqués dans la réalisation !!!

Bref, commençons par le commencement.

Milla Jojovitch incarne donc une psy dont le mari a été assassiné et enquêtant sur des patients souffrant de troubles du sommeil en Alaska à Nome, USA.
En hypnotisant l'un d'eux, elle l'amène à se flinguer et à buter sa famille, (qui vient de dire dommage collatéral ? C'est petit ! Moi je dirai l'hypnose, on évitera.), puis comme si cela ne suffisait pas, elle en hypnotise un autre, volontaire cette fois.
Le mec gerbe sur le tapis du cabinet - ça fout la trouille parce que si on n'a pas de K2R, ces taches là on ne les nettoie pas... Ou alors au vinaigre ? Il paraît que le vinaigre c'est le top !!!
Bon je disgresse, stop !
Le patient qui a vomi. lui parle de gens venant le chercher, la nuit. Ils sont déguisés en chouette, mais ils ne sont pas chouettes !! C'est un déguisement.
Alors Milla la psy pige qu'il s'agit d'Aliens.
Forcément, y a 11 millions de personnes qui ont été kidnappés par des E.T ou qui connaissent des personnes ayant été kidnappés par des aliens. On remarquera qu'il s'agit surtout d'Américains... Perso, j'ai quelques allumés dans mon entourage, mais ce sont des chats...
Je me demande si mon pote Antoine a été enlevé par des aliens ?
De fil en aiguille, Milla pige que les Aliens parlent sumérien (enfin quelques mots. De toute façon sur Terre, on parle rarement sumérien)... qu'ils s'éclatent à enlever les gens, à leur faire des expériences avec des sondes, façon X FILES...
Comme elle enquiquine les E.T, ils vont se venger of course. Ils rentrent chez elle, en sortent, passent par le toit, salopent son parquet en la traînant dessus... Des pourris, je vous dis !!!
 
Je n'en dis pas trop parce que si vous achetez le film via ce site, je toucherai une comm ... mais bon je sais que vous n'en ferez rien !!! La crise et tout ça...

Mais comme je suis bon prince, je vous livre ma conclusion :

Les Aliens venant sur Terre sont les psychopathes aliens, ils sont mégalos, se prennent pour Dieu, baragouinent une vieille langue et jouent à poser des sondes aux humains. En fait, ils ne sont pas loin de l'image de la pub Lustucru où ils enlevaient Germaine !!! sauf que là, ils mangeaient des pates.
Bref, la prochaine fois que vous sortirez uriner à la nuit tombée sur le sapin ou dans la pelouse ou sur le mur du voisin, keep watching the sky. 
Ah dernier truc les aliens ont besoin de lumière sur leurs soucoupes qui roulent, non filent à 2700 km/h. D'après une experte (mon épouse qui refuse d'être impliquée dans ce billet), ce serait pour être visible de leurs congénères et éviter un accident type Tunguska (1908). 
Maintenant à vous de décider, si vous voulez croire ou non ? 


Soit dit en passant, le film se laisse voir... 

Friday, August 12, 2011

La promesse des Ténèbres de Maxime Chattam






J'ai eu la chance de rencontrer Maxime Chattam, il y a de cela quelques années au salon du Polar de Lens.
Il venait de sortir son second roman chez Lafon
Je me souviens être resté à discuter fantastique, inspiration, King, Lovecraft...

Ce fut l'une de ces riches rencontres que l'on a parfois avec un auteur...
Pour moi, Chattam est un auteur adrénaline. Il sait vous embarquer dans son monde et vous oblige à raccourcir vos nuits tant vous aspirez à savoir comment son opus va se terminer.

La promesse des Ténèbres est à mon sens un très bon Chattam.
En fait, jusqu'ici je n'ai été déçu qu'avec le sang du temps et le cinquième règne.

L'histoire de la Promesse des ténèbres : Brady, l'époux d'Annabel, la détective de la trilogie du mal, commence une enquête dans les milieux underground du porno. Il ne tarde pas à découvrir une bande d'azimutés, érigeant la jouissance totale en religion...
Très vite, le ton est donné. Chattam parvient à mener en parallèle deux intrigues, l'enquête d'Annabel, celle de son époux. Et il nous emmène dans un new york cauchemardesque, parmi les rélégués économiques...
Thriller efficace, jouant avec les artifices du genre fantastique, la Promesse des Ténèbres tient son lecteur en haleine. On regrettera juste une facilité scénaristique qui permet un tour de passe-passe.
¨Pour le reste, il serait très avisé de lire cette promesse des Ténèbres avant la trilogie du mal.
En conclusion, un très bon Chattam pour passer des nuits d'horreur.

Thursday, August 11, 2011

Une décision...

Lorsque Leika est arrivée chez nous, elle ressemblait à une petite boule de laine, une mère câlin. Elle était là, nous suivant, aimante comme le sont les animaux à l'inverse de certains humains. Aucune contrepartie à cet amour, c'était là en elle... Naturel. Une relation instinctive, basée sur le contact.

Puis Leika a développé une allergie.
A quoi ?
On ne l'a jamais su. Les allergies des chats n'intéressent pas les labos, nous a expliqué le vétérinaire. Pas assez rentable. Cela pouvait être lié au poisson -oui, des chats sont allergiques au poisson y compris des boîtes, à des acariens.
Bref pendant un bout de temps, Leika est allée chez le véto, se faire injecter diverses substances, prendre des cachetons. Cela lui évitait de se gratter frénétiquement, car Leika souffrait tellement quand les crises la prenaient qu'elle s'est mise à s'arracher les poils.

Et puis vint le mois d'août 2009. La situation est devenue ingérable. La petite n'avait plus un poil sur le ventre, quasi plus sur la tête, vous la touchiez, elle était trempée de sa salive. La voir ainsi me dépitait.
Elle nous sautait dessus, s'agrippait...Elle souffrait. Dans la maison, dès qu'elle entrait, elle déféquait ou pissait, incapable de se contrôler. Pas possible de lui en vouloir, c'était ce mal qui la rongeait.
Ce mal aux accalmies imprévisibles...
Le 10, elle s'est mise à se jeter contre la fenêtre parce qu'elle voulait rentrer. Il y avait le bébé, on l'avait surprise plusieurs fois tentant d'aller dans sa chambre pour se lover contre lui. On ne l'a pas laissée entrer, en revanche on l'a gâtée, le repas du condamné.

Il a fallu prendre la décision. La piqûre. Ultime alternative.
A un moment, il faut arrêter de vouloir aller contre la Nature. De braver ses règles.
Le 11 au matin, j'ai conduit Leika chez le vétérinaire et je suis resté pour assister à sa "mise à mort" ou sa délivrance. Ce fut horrible, l'occasion de se poser un tas de questions. S'il y a quelque chose au dessus de nous, est-ce qu'il me comprendrait ? Je me suis dit qu'un jour ou l'autre, il faudrait se justifier. Quand ce jour viendra, je dirai que je n'étais qu'un homme.
Aujourd'hui encore, quand j'y repense, je m'en veux. Mais d'un autre côté, je me dis que j'ai abrégé le calvaire de cette pauvre bête qui n'avait rien demandé à personne.
On va me dire qu'il y a pire dans le monde, pauvres humains etc...
Mais l'homme peut faire des choix que les bêtes ne font pas.
Leika était une chouette chatte, je ne l'oublie pas.

Wednesday, August 10, 2011

Héros

Non, je ne vous parlerai pas de moi, le terme serait plus que mal choisi, mais je vais vous faire une comparaison rapide (parce que j'ai un boulot à terminer, faut pas croire) entre Harry Potter, dernier opus et Green Hornet.



Pour Harry Potter, il s'agit du dernier opus.
8 films pour 7 bouquins.
Harry a grandi, c'est l'Elu dans toute sa splendeur... Il combat des méchants sorciers nazis. Non ?
Si parce que le programme de Voldemort, c'est tout de même de préserver la """"race""" des sorciers.
Mais on vous l'a dit, Harry est l'élu et tout le monde le suit, y compris quand il n'a pas de plan pour trouver un horcruxe... Bref, autant le septième volet m'avait emballé car il était entraînant, sombre.
Autant celui-là m'a laissé un peu sur ma faim. Car en étant l'Elu, Harry ne craint pas grand chose.
Oh bien sûr, il perd des compagnons dans la bataille, mais le ressort dramatique est mal exploité...
Ah dernier truc lors de l'ultime bataille, les méchants s'en vont, mais comment pfft aucune idée...

Green Hornet, encore un film de super héros !!!
Oui, j'adore les comics, je l'avoue.

Mais là, c'est du french touch de Michel Gondry, de la parodie assumée...
L'histoire : un fils d'un magnat de la presse perd le père avec lequel il ne s'entendait guère... Aidé de son mécano, il décide de devenir un super héros qui entretient le doute sur ses intentions...
Et franchement, c'est très réussi.
Un héros, pas très adepte des combats, plutôt grande gueule. Sans pouvoir. Mégalo...
Des répliques cinglantes. De l'humour omniprésent. Des effets spéciaux qui s'intégrent parfaitement dans le film.
Bref, un très bon film...

Sunday, August 07, 2011

IL Y A UNE SEMAINE : LA ZOMBIE WALK

Voici une AUTRE vidéo...



video
J'en ai une autre de 166 MO, je la mettrai sur le site d'ici quelques jours... 

Friday, August 05, 2011

L'Assaut

Enfin un film français à hauteur d'homme et efficace.

L'assaut, c'est l'histoire de cette prise d'otage des passagers d'un vol d'air France sur l'aéroport d'Alger en 94 , côté passagers justement, mais aussi côté GIGN, côté autorité.
D'emblée le ton est donné avec une immersion dans la vie des flics confrontés aux forcenés. Mise en scène au scalpel, images nettes et cruelles.... on est happés aussitôt.
Pendant ce temps, en Algérie, quatre terroristes se préparent à passer à l'acte, mais un grain de sable va précipiter l'exécution de leur plan.
Suivent des heures interminables et cruelles, suit la montée de la peur, les tractations où l'on voit les autorités joindre aisément un contact proche des milieux islamistes, la remise du fric à une organisation terroriste...
Il y a des moments chocs dans ce film, des tragédies personnelles. Le pire est de savoir qu'il s'agit de la réalité...




Puis arrive Marignane et le dénouement que l'on connaît, que l'on vit en direct...
Et une question subsiste, que se serait-il passé si la cellule terroriste avait réussi son plan ?

En conclusion, l'assaut réveille le cinéma français. C'est un documentaire clinique en même temps qu'un film d'action sans les exagérations inhérentes à ce genre, c'est surtout la preuve qu'il existe dans ce pays des réalisateurs de talent à qui l'on doit pouvoir confier des scénarios sortant des sentiers battus. Ici, il s'agit de faits authentiques, mais on espère vraiment qu'avec un tel talent à la mise en scène, au scénar, l'équipe de ce film redynamisera la fiction française qui en a bien besoin.

Thursday, August 04, 2011

LA LOCATAIRE

Production de la hammer, la locataire met en scène une femme médecin trouvant un appart idéal à New York.
Mais très vite, notre belle doctoresse va éprouver des sensations curieuses comme si elle n'était pas seule dans son home sweet home...

La locataire m'a furieusement rappelé une histoire lue il y a une paire d'années dans une antho chez pocket terreur. L'intrigue tente de jouer avec nos nerfs, nos peurs. On saura gré à la hammer d'avoir réemployé christopher lee et d'éviter les clichés sexe, horreur... Bref de la jouer plus fine.
Le montage est nerveux, use d'artifices bienvenus comme le flash back permettant de mieux cerner les motivations des persos...Jeffrey Dean Morgan trouve là un rôle convenable, il incarne à la perferction le pervers tentant de batailler avec ses démons. Quant à Hilary Swank, elle est surtout une belle femme crevant l'écran. Souhaitons leur de trouver des rôles plus étoffés à l'avenir
au final, la locataire reste un petit film sympathique, pas mémorable, mais de là à aller le voir au ciné il y a un pas que je ne vous invite pas à franchir.

Wednesday, August 03, 2011

Le cas Jack Spark,Ete mutant, Victor Dixen

Une couverture qui attire l'oeil, une quatrième de couve' efficace, l'éditeur de Victor Dixen (Jean-Claude Gawsewitch) sait accrocher le lecteur potentiel.



L'histoire, un ado insomniaque/perturbé Jack Spark est envoyé en camp de vacances à Redrock pour être repris en main. Mais ce camp abrite une menace redoutable. 
Tandis que d'étranges signes apparaissent dans sa chair, Jack va réaliser que lui seul peut espérer sauver ses amis

Victor Dixen est un jeune auteur plutôt doué qui frappe fort avec ce premier roman d'une tétralogie.
Si j'ai d'abord trouvé très maladroit d'utiliser la première personne du singulier et de s'adresser parfois aux lecteurs, ce défaut ne m'a pas empêché de me régaler des aventures de Jack Spark. 
Présent de narration efficace, descriptions qui font mouche, rythme soutenu, rebondissements à la pelle, Dixen n'a pas volé son grand prix de l'imaginaire catégorie jeunesse. Il y a dans son écriture une nervosité, une adrénaline bienvenue dans le paysage de l'imaginaire français. Bon, il y a encore des aspects trop manichéens, du politiquement correct de bon aloi, des notes de bas de page agaçantes.
Bon sang, les notes de bas de page ne se justifient jamais, il suffit de développer l'idée dans le contexte me disait mon ancienne éditrice. 
Mais pour le reste Victor Dixen, vous avez bien bossé en mêlant l'histoire avec le fantastique, en veillant à ce que le rythme ne baisse jamais, c'est un cocktail très efficace, hormis sur la fin avec Napoléon où ça devient too much... 
On passera le détail des indices d'octane dans une voiture.
En tout cas, lecteurs de ce blog, n'hésitez pas à découvrir les aventures de Jack Spark, c'est une excellente lecture.
D'ailleurs, elle existe déjà en poche

chronique réalisée à partir de l'édition JC Gawsewitch.

Tuesday, August 02, 2011

DAYBREAKERS

On trouve parfois de bons films dans les bacs promos.

Daybreakers devrait ravir les amateurs de fantastique et de vampires.
L'histoire :
une épidémie a transformé l'humanité en vampire.
Résultat, les derniers humains sont élevés pour nourrir la masse des suceurs de sang.
Evidemment avec une population de vampires surnuméraire, la pénurie en nourriture n'est pas loin.
Tandis qu'Ed Walton travaille à un ersatz de sang, lui qui ne supporte pas sa condition de mort-vivants, les rues sont envahis de dégénérés, des vampires crève la faim, qui retournent à l'état sauvage.
Mais un jour, Ed croise un groupe d'humains, lequel va lui proposer une solution stupéfiante pour soigner ses congénères, tout au moins ceux le désirant...


Daybreakers est un film dans lequel le scenar est profond, travaillé. On voit la volonté de prendre en compte toutes les implications de la mutation sur la société (voitures roulant avec un système diurne, résidences sécurisées,bar offrant du café sanguin), de raisonner pour nous montrer les faiblesses de ce monde et nous offrir un magistral contre6pied par rapport à ce qui a déjà été tourné.
Ici les suceurs de sang sont la norme et se comportent sans remords. Certains apprécient cet état de fait, d'autres s'enrichissent (fabuleux Sam Neill que l'on a pu voir dans l'antre de la folie)...
Les effets spéciaux efficaces, les scènes d'action sont savamment distillées afin d'accrocher le spectateur, le plonger dans cet univers science-fictionnesque... En voyant l'élevage des humains en batterie, on replonge dans le cauchemar matrixien du volet 1.
Quant au déroulement du film, il ne lasse pas, scotche le spectateur à son siège... Pas de poursuites inutiles, des décisions, quelques scènes gore...
Et le final est extraordinaire car inattendu, très ouvert...
en résumé : Un très bon film.