Wednesday, August 22, 2018

L'homme craie, CJ TUDOR

Une bande d'adolescents, 4 garçons, une fille, une menace qui plane, mystérieuse. un meurtre abominable...
Des amis qui vont se retrouver adultes 30 ANS PLUS TARD pour se confronter à la vérité.

Ainsi résumé ce roman vous donne l'impression que vous allez lire un remake de ça de stephen king.
Pourtant, il n'en est rien.

Commençons par évacuer ce qui rappelle furieusement King, cette bande de paumés dans une petite ville entre ados horribles et menace omniprésente, une certaine scène lors d'un enterrement qui est un repompage en quelque sorte d'une scène de Simetierre.


Maintenant attaquons nous à l'histoire.
Eddie, Gav, Mickey Hoppo et Nicky sont des gamins des années 80 formant une bande dans une ville tranquille d'Angleterre.
Tranquille en apparence car certains événements vont perturber le quotidien de la cité, entre un accident de fête foraine aux conséquences dramatiques, des manifestations contre une clinique défendant le droit à l'avortement et des meurtres.

Alternant la narration entre le passé (1986) et 2016, l'auteur nous embarque rapidement dans son récit.
Certaines zones d'ombre du départ vont devenir ainsi des points cruciaux, les chapitres s'enchainent, admirablement écrits pour vous donner l'envie de tourner les pages. Et tandis que les héros communiquent avec des bonshommes en craie, les tragédies les rattrapent.
et si révéler le passé était fatal ?


Pour un premier roman, on sent le sens de la narration chez l'auteur scénariste. Les scènes sont très visuelles, efficaces. les rebondissements s'enchaînent jusqu'à un dénouement un peu tiré par les cheveux à mon humble avis.

Très bonne lecture d'été, l'homme craie prend des influences chez le King, mais sur un ressort classique en apparence, il OFFRE une histoire sympathique.

A partir de maintenant les critiques sont doublées sur mon site d'auteur https://www.jess-kaan.fr



Wednesday, July 11, 2018

Recette d'amour et de meurtre, Sally Andrew

Prenez un premier roman d'une auteure sud africaine,
ajoutez y un "déjà traduit dans 12 langues"
agrémentez d'un bandeau "le roman culinaire le plus savoureux de l'année"
saupoudrez d'une couverture retro minimaliste
prenez aussi une pincée de 4eme de couverture lamentable...




Et vous voulez d'abord un résumé ?
L'argument commercial ne vous botte pas ???
quoi les lecteurs ont des têtes de cochon ?
Quoi ils ne sont pas hypnotisés par ce côté commercial ???

donc
Tannie Maria vit dans un coin de campagne d'Afrique du Sud, elle bosse dans une feuille de chou et se voit confier la rubrique courrier du coeur...Elle y répond toujours en envoyant des recettes de cuisine... (OUI VOUS AVEZ BIEN LU, je n'ai pas abusé du potjevleesch ni du mojito)
Un jour l'une de ses lectrices est assassinée et la voilà plus ou moins mêlée à cette affaire avec ses bonnes copines et des policiers sans grand charisme...


Alors franchement, ça se veut dans la veine des détectives d'Agathie Christie, sauf que pour l'humour et le flegme britannique vous repasserez.
L'héroïne règle tout à coup de bouffe (les recettes dans le courrier du coeur, mais franchement oh à l'os quoi ???), elle rencontre des personnages toujours décrits selon leur habillement, vit une vie rurale qui pourrait être mieux mise en valeur au lieu de résumer à l'accueil des poules, les couleurs des paysages. Et pendant des centaines de pages, on attend en vain qu'il se passe quelque chose d'intéressant... Autre que le moment où l'on mange pendant une battue, que l'héroine doit cuisiner pour le tueur qui est absolument banal...
Car évidemment, je me suis fadé l'intégralité...

Bref, ce livre est une pure daube.
A l'heure où les auteurs français brandissent le hashtag LES AUTEURS MEURENT, publier ce truc est une honte à mon sens.

C'est mal écrit, 1/10 du bouquin est consacré à des recettes de cuisine, les termes sud africains apparaissent dans les phrases pour faire couleur locale... Heureusement on a un glossaire situé à la fin.


PS : Madame l'auteure, un homme aussi peut acheter une laitue !