Saturday, January 05, 2019

Le voleur d'ombres, Marc Levy

Ca y est : j'ai lu mon premier Marc Levy et je reviens vous narrer cette expérience littéraire (générique de x files on)

La musique vous indispose ? Coupez le générique de x files. Vous saviez qu'avant le main theme sur le cd, il y a un morceau caché ?
Euh oui mais je m'égare...


Tout d'abord, commençons par le commencement, le voleur d'ombres version poche c'est d'abord une couverture hyper soft, tendance murs dans une émission de Stéphane Plazza, il faut que tout le monde puisse s'installer. Une couverture qui ne laisse rien deviner du livre que vous allez lire sauf que ce sera tranquille. Un enfant avec béret, une ombre : diantre, qu'est ce qui m'attend ?

(évidemment mon stade neuneuterie se limite à ces quelques propos introductifs, en effet j'ai lu la 4eme de couv" et je sais qu'il va être question d'un homme capable de voler les ombres... oh oh !!)

J'ouvre le roman et je tombe sur la photo artistique de Marc Levy. Y a pas à dire, il est beau mec, le regard pétillant (normal vu son niveau de ventes de livres estimé à carton plein, un air baroudeur), bref le gendre idéal. Faut pas que je le montre à ma belle-mère parce qu'elle serait bien fichue de demander un échange avec votre serviteur. Normal j'ai le gros sourcil et le nez aquilin.



Je tourne deux pages et je découvre les fabuleuses critiques de ce roman que je m'apprête à lire... Niveau médias, Marc Levy, c'est la coqueluche dans le sens positif des gros médias... Lui, il ne met pas en avant le blog à Mimile... (normal vu qu'il cartonne cf supra, enfin lui il ne met rien, son éditeur met en avant ces critiques dithyrambiques, je rectifie. J'y reviendrai à la fin pour ne pas me gâcher la découverte de l'intrigue. En effet le lecteur est sans doute assez intelligent pour se forger une opinion.)
*

ET UNE CITATION SUR UNE PAGE Shakespeare
ET DEUX CITATIONS GARY

( waouh, c'est l'artillerie lourde ! Shakespeare le dramaturge, Gary le double Goncourt)

(là je pense à mon pote Valéry Coquant qui a écrit des livres sur Romain Gary, hop un peu de pub, de rien Valère !)

Waouh, on attaque...
Très vite le narrateur découvre qu'il peut voler les ombres de ses congénères et ainsi capter une partie de leur âme. Il est enfant, son père est parti le jour de sa première colle au collège... La vie est difficile à la maison, mais on ne rentre pas dans le détail. Evidemment ce pouvoir le terrifie d'autant que les ombres causent et lui demandent de faire le bien... C'est la marche à l'ombre (niveau blague je repasserai, je la dédicace à Fred Delgove qui lira ce billet avec un ou deux amis)

Donc il décide de ne pas s'en servir...ça vaut bien la peine de mettre en avant un argument fantastique pour l'occulter dans les pages suivantes... hmm.

Les années passent, notre narrateur a rencontré une fille Cléa (il était gamin, il se sont fait des promesses), mais il ne l'a pas revu (je sens qu'il va la retrouver eh eh.)
Notre narrateur a usé de son pouvoir malgré lui, mais de façon soft (on ne lit pas du King), il est devenu médecin quand son pote d'enfance végète dans la boulangerie familiale où il s'ennuie parce que justement il voulait devenir médecin. Purée, je vous jure !!!
Heureusement que notre narrateur va parler au père pour le convaincre de libérer/ délivrer son fils de ses fournils et de son talent pour les chouquettes et autres éclairs au café...

Je ne raconte pas toute l'intrigue. Le taf de médecin est pénible, dur d'entretenir une relation, de poursuivre des études de médecine (ça je n'en doute pas une seconde) , on va à la mer avec le pote, avec sa petite amie qui en pince pour le pote (mais rassurez-vous, tout le monde en est conscient et tout le monde se respecte). On retrouve des traces du passé, il y a des péripéties, des remises en question, mais ne vous inquiétez pas, la plage ce n'est pas la montagne, la seule hauteur c'est le château de sable...

Voilà, l'histoire se lit, c'est agréable sans être transcendant à mon sens, parce que le héros est passe-partout, il plaira à tous. Parce que chacun y trouvera une part de lui. Mais au niveau de l'argument des ombres volées, je me demande en quoi elles servent réellement l'intrigue, elles la facilitent, je ne dis pas le contraire... Et l'histoire finit bien. Forcément.


Alors, on se demande ce que j'en ai pensé. J'aime qu'un livre me secoue, m'oblige à m'identifier au personnage, mais là la magie de l'ombre n'a pas réellement opéré. Je l'ai vite lu car le style est fluide, sans emphase, en me disant que Marc Levy offre à son lectorat une promenade agréable, sans danger, sans remise en question. Une bonne lecture de plage en somme car à la fin de la journée, la marée emporte le château et rend aux lieux leur platitude et on retourne à sa vie, peinard.






Wednesday, December 26, 2018

Et si le cerveau était bête ? Nick Chater


Freud est mort, son oeuvre aussi.

Oubliez l'inconscient, ces concepts que l'on vous a enseignés en philosophie.


Formule outrancière ou simple mise à jour dans les sciences du comportement ?

Dans cet ouvrage, Nick Chater professeur de sciences du Comportement à la Warwick Business School va vous exposer sa démonstration. Le cerveau est fourbe, il s'adapte, il évolue au gré des événements, il est malléable.


Pourquoi n'a-t-on pas bâti l'IA en se servant de l'esprit humain ?
Pourquoi passez-vous à côté de certains éléments de votre environnement ?
Pourquoi l'esprit humain est-il si complexe à appréhender ?
Pourquoi la métaphore et l'imagination sont-elles le propre de l'homme ?


Cet essai est destiné (à mon avis) à des non néophytes, étudiants, philosophes, chercheurs, mais chez les néophytes pourvu qu'ils prennent le temps de le découvrir, l'auteur interpelle, agace parfois, tant il part d'une idée et ne la remet pas en question.

En tout cas, on y apprend que les sciences du comportement sont un terrain fertile à la recherche, à l'étude du comportement.
Par ses exemples et par extrapolation, Chater nous montre pourquoi les valeurs, les causes ne restent pas forcément dans le coeur des hommes ad vitam aeternam.

Un livre à découvrir, à offrir aux grands admirateurs de Sigmund Freud, afin de générer des conversations intéressantes...

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