Tandis que la lutte contre le réchauffement climatique et l'écologie commencent à intéresser nos médias et hommes politiques, la voiture électrique a déboulé au coeur de l'actualité comme une solution alternative à l'émission des gaz à effet de serre.
En septembre, l'Etat Français a commandé 40 000 véhicules, commande préalable à une autre commande de 100 000 véhicules cette fois. Intention louable, volonté de mobiliser les acteurs de la filière automobile ou poudre aux yeux ? ( source http://www.e24.fr/entreprises/transport/article133332.ece/L-Etat-va-commander-40.000-voitures-electriques.html)
Cette volonté d'entrer dans l'ère de la voiture électrique ne doit pas occulter nos faiblesses dans ce domaine.
Outre des coûts de fabrication pour l'heure à la limite du prohibitif (cf http://www.e24.fr/entreprises/transport/article133306.ece/Les-constructeurs-condamnes-a-l-electrique.html), le développement potentiel de la voiture électrique souffre de plusieurs handicaps.
En effet, le temps de recharge et l'autonomie sont les premiers d'entre eux.
Même si certaines solutions paraissent miraculeuses, (cf http://www.cartech.fr/news/byd-e6-voiture-electrique-batterie-recharge-rapide-39386723.htm), il conviendra de juger sur pièce.
On peut cependant croire en un développement de la technique pourvu que l'on y mette les fonds et la volonté et ne pas focaliser sur ce point. Après tout, dans les années 50, un véhicule type DS consommait dans les 11 L quand une C5 consomme en consommation mixte 5,6 L aujourd'hui ( http://essais.autoplus.fr/video/1401102/tech )
D'autres soucis techniques puis financiers s'esquissent ensuite :
, comment rechargera-t-on sa voiture électrique ?
A partir de son installation personnelle ? Ou devra -t-on recourir à des sortes de pompes à fée bleue ?
Dans le premier cas, quid des personnes habitant en logement collectif ?
On imagine très bien des câbles se déroulant depuis le cinquième ou dixième étage et serpentant dans la rue... Ou alors il faudra inventer un système permettant d'éviter les conflits entre usagers... Ca c'est de la sf ?
On ne peut au nom de la justice sociale imaginer que les habitants vivant en logement collectif soient contraints de recourir à des stations privées, non ?
Peut-on concevoir une voiture en multipartage un peu à la manière du velo parisien pour les citadins ? (cf http://www.agglo-larochelle.fr/services/depl_electrique.php) il faudra pour se faire, une réelle evolution des comportements...
Pour le domaine extremement rural, cette solution paraît difficilement concevable lorsque l'on voit les problemes existant déjà en matière de mise en place des transports en commun... France à deux vitesses ?
Cette semaine, le reseau de transport d'electricite a annoncé que la France devra importer de l'électricité pour l'hiver (cf http://www.lesechos.fr/info/energie/020199487438.htm), on voit donc que sans voiture electrique la France connaît déjà un stress en matière d'approvisionnement, lequel pourrait s'aggraver avec le vieillissement du parc des centrales nucléaires...
Quelles solutions envisager pour faire face à la demande ?
*L'extinction des sources de pollution lumineuse (enseignes etc ) à partir d'une certaine heure ?
*Le developpement massif d'infrastructure d'énergie renouvelable ? Au vu de la multiplication des procès contre les champs d'éoliennes, on est en droit de se demander si cela est concevable... Ou alors au prix d'une restriction des droits des assos de defense de l'environnement ?
* le developpement des infrastructures personnelles type solaire, éolien ? en ce cas, il faut souhaiter qu'un encouragement fiscal et une volonté locale voire gouvernementale doublé d'artisans intéressés permettent cette révolution...
Par ailleurs qui dit augmentation de la demande, dit augmentation plus que probable des tarifs de l'électricité. oh, justement ils ont été libéralisés... Si l'electricité est en France globalement moins chère que chez nos voisins, avouons que nous ne sommes guère pressés de partager un coût de la vie plus onéreux.
Enfin si le recours à l'électrique se développe, la taxe intérieure sur les produits pétroliers sera moins rentable pour l'état et celui-ci cherchera vraisemblablement à compenser ses pertes de recette par une taxe sur les installations electriques... Par une taxe sur l'electricité ?
Par une imposition renforcée des derniers véhicules roulant au pétrole aussi ?
conclusion : Lutter contre le réchauffement climatique doit être une priorité pour chacun d'entre nous. Cependant, la révolution verte que l'on nous sert demande des réflexions, des investissements lourds, très lourds qui engageront notre avenir et notre indépendance. En ces temps, où le secteur privé paraît être l'unique vecteur de developpement economique défendu par l'€urop€, il convient de s'interroger sur ce formidable marché qui va se développer et appeler nos concitoyens à la vigilance. Avec la voiture électrique, on mesure les évolutions globales qui se dessinent : le secteur énergétique est l'un des domaines méritant une surveillance de tous les instants. Une surveillance étatique, je pense.
Tuesday, November 03, 2009
Tuesday, October 27, 2009
La vague de Todd Strasser
résumons : Dans un lycée des Etats Unis, pendant les années 70, un prof d'histoire, désireux de faire réfléchir ses élèves sur l'arrivée et le maintien au pouvoir des nazis en Allemagne, tente une expérience, la mise en place d'un mouvement fascisant. Très vite, il se retrouve dépassé par son projet...
Ce qu'il y a d'extraordinaire lorsqu'on ouvre la Vague, c'est de se dire que si le livre est décevant, il sera vite lu. En effet, la taille des caractères confine au remplissage de pages et on se retrouve à lire 80 pages en un rien de temps. A l'inverse d'un Milady petit format chez Bragelonne, où l'éditeur se débrouille pour que l'ouvrage ne coûte pas plus que 7 euros et où vous en avez vraiment pour votre argent en tassé, Pocket joue la carte du petit roman. Ne soyons pas dupe, la Vague est plutôt une novella;
Passons et parlons du contenu,
L'an dernier, je ne suis pas allé voir le film et je me suis donc jeté sur le bouquin.
Premièrement, les personnages sont très stéréotypés, la brillante intello qui dirige le journal, le footballeur, le prof idéaliste, le vilain petit canard de la classe et on n'aurait pas regretté quelques développements supplémentaires.
Quant à l'intrigue résumée ci dessus, elle ne m'a pas entièrement convaincu, cette façon qu'ont les élèves d'adhérer en si peu de temps au mouvement, est peu réaliste. Peu crédible. On aurait voulu voir les rouages mieux amenés... Après tout, il s'agit soi disant d'un fait authentique...
On ne montre d'abord que ceux qui adhérent, les autres, les victimes sont évoquées en quelques lignes comme un fait divers dans le journal. Et justement, on aurait peut-être voulu voir davantage le climat de terreur qui s'installe. Le choix de l'héroïne me paraît peu judicieux, car elle reste quand même la petite amie d'un des membres du groupe...
La Vague se borne au début à répéter des slogans, puis elle dérive peu à peu vers une sorte de totalitarisme qui inquiète les autorités du lycée, les parents et pousse notre brave prof à tenter le choc sur ses élèves...
EVidemment, cela fonctionne, ils ont vu l'image de Hitler et sont convaincus alleluia, chacun repart comme autrefois. Les brillants de leur côté avec les autres qui leur ont pardonné un certain élitisme... LE vilain petit canard qui avait adhéré à la Vague se retrouve avec cette réflexion brillante du prof "tu sais robert tu devrais porter plus souvent des costumes, ça te va bien..."
Mon dieu, tout ça pour ça !!! et dire que dixit Philippe Vallet critique chez France info ce livre est devenu un manuel d'histoire en Allemagne...
Bref vous l'aurez compris, je suis assez mitigé devant ce roman. Peut-être parce qu'il aurait gagné à être étoffé, à varier les points de vue.
Une petite lecture en somme.
Ce qu'il y a d'extraordinaire lorsqu'on ouvre la Vague, c'est de se dire que si le livre est décevant, il sera vite lu. En effet, la taille des caractères confine au remplissage de pages et on se retrouve à lire 80 pages en un rien de temps. A l'inverse d'un Milady petit format chez Bragelonne, où l'éditeur se débrouille pour que l'ouvrage ne coûte pas plus que 7 euros et où vous en avez vraiment pour votre argent en tassé, Pocket joue la carte du petit roman. Ne soyons pas dupe, la Vague est plutôt une novella;
Passons et parlons du contenu,
L'an dernier, je ne suis pas allé voir le film et je me suis donc jeté sur le bouquin.
Premièrement, les personnages sont très stéréotypés, la brillante intello qui dirige le journal, le footballeur, le prof idéaliste, le vilain petit canard de la classe et on n'aurait pas regretté quelques développements supplémentaires.
Quant à l'intrigue résumée ci dessus, elle ne m'a pas entièrement convaincu, cette façon qu'ont les élèves d'adhérer en si peu de temps au mouvement, est peu réaliste. Peu crédible. On aurait voulu voir les rouages mieux amenés... Après tout, il s'agit soi disant d'un fait authentique...
On ne montre d'abord que ceux qui adhérent, les autres, les victimes sont évoquées en quelques lignes comme un fait divers dans le journal. Et justement, on aurait peut-être voulu voir davantage le climat de terreur qui s'installe. Le choix de l'héroïne me paraît peu judicieux, car elle reste quand même la petite amie d'un des membres du groupe...
La Vague se borne au début à répéter des slogans, puis elle dérive peu à peu vers une sorte de totalitarisme qui inquiète les autorités du lycée, les parents et pousse notre brave prof à tenter le choc sur ses élèves...
EVidemment, cela fonctionne, ils ont vu l'image de Hitler et sont convaincus alleluia, chacun repart comme autrefois. Les brillants de leur côté avec les autres qui leur ont pardonné un certain élitisme... LE vilain petit canard qui avait adhéré à la Vague se retrouve avec cette réflexion brillante du prof "tu sais robert tu devrais porter plus souvent des costumes, ça te va bien..."
Mon dieu, tout ça pour ça !!! et dire que dixit Philippe Vallet critique chez France info ce livre est devenu un manuel d'histoire en Allemagne...
Bref vous l'aurez compris, je suis assez mitigé devant ce roman. Peut-être parce qu'il aurait gagné à être étoffé, à varier les points de vue.
Une petite lecture en somme.
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