Saturday, October 17, 2020

Les Erythréens de Léonard Vincent

Ils déambulent dans des camps de migrants, hommes noirs et en groupes... Ce sont les Erythréens... Mais que sait-on d'eux ? De leur pays ? Pourquoi viennent-ils en Europe ? Que fuient-ils ?
Après plusieurs décennies de lutte contre l'Ethiopie avec le soutien de la Chine, l'Erythree obtient son indépendance. Helas en 2001 peu après les attentats qui remodèlent le monde, leur dirigeant MAIS ISSAIAS AFEWORKI ferme le pays... Très vite, un système de dictature s'installe. Les jeunes sont emmenés dans des casernes pour servir le pays, d'autres fuient, certains disparaissent à la grande indifférence du monde. Le jeu politique devient à sens unique, les médias étrangers et les étrangers deviennent persona non grata. Dans les Erythréens, Léonard Vincent évoque cette tragédie en rapportant des témoignages de personnes ayant fui leur pays... La fuite à travers un pays militarisé, l'aide des Soudanais trop heureux d'encaisser une manne de la part de ces réfugiés, le périple à travers l'Afrique, l'esclavage mis en place par certains groupes politiques choyés de quelques uns de nos politiciens qui feraient bien d'ouvrir les yeux, les femmes violées, les morts il nous raconte sans ambages, ce que ces hommes et ces femmes ont vécu... Puis peu à peu on découvre une autre réalité : celle des camps de migrants aux conditions déplorables pour des individus n'ayant d'autre but que cette fuite. On va ensuite évoquer cette multitude d'opposants au dirigeant actuel, incapables de s'unir : de beaux discours confortablement installés en Europe... On retrouve ces immigrés qui par lassitude ou pour préserver leur famille aux pays acceptent d'être surveillés par une police politique et reversent une manne à la dictature... !! On aurait voulu des témoignages directs de ces migrants. 20 % de la population aurait quitté le pays dixit l'auteur, alimentant ainsi des maffias spécialisés dans la traite des humains... Ce livre nous interroge sur les migrations, sur l'interventionnisme dans certains pays mais pas dans d'autres. A l'heure où les propos anti occidentaux se multiplient par rapport à l'Afrique (néocolonialisme etc), il est à craindre que ce pays indépendant demeure loin des centres d'attention de nos médias qui ne peuvent y accéder... Léonard Vincent a tenté d'en parler, mais est-ce que cela suffira ?

Friday, May 15, 2020

Les yeux des Ténèbres, Dean Koontz

Danny avait 8 ans quand il a péri dans un horrible accident.
Si horrible qu'on a refusé à sa maman le droit de voir son fils...

Et voici que depuis quelques jours des messages apparaissent dans la chambre de Danny, "pas mort"


Dans les années 90, il y avait la collection pocket terreur, collection de roman dans le genre fantastique horreur avec des livres oscillant du roman de gare au roman un peu plus littéraire... J'avoue en avoir dévoré pas mal et y avoir découvert des pépites.

Dean Koontz était l'un des piliers de cette collection, mais les livres y oscillaient entre très bons et très moyens, le tout dépendant du traducteur. Disons le sans ambages un livre traduit par Jean Daniel Brèque était un livre avec une âme, un style.


Disons le clairement ici, c'est mauvaise pioche avec minimum syndical.
Pas de véritable suspension d'incrédulité, on suit une intrigue réglée selon un rythme assez lourd.
Les messages se multiplient, la maman veut enquêter, les gros méchants surgissent... Heureusement elle trouve un allié, amant...


Il n'y a pas de véritable recherche de l'auteur sur le sujet, juste du basique
Bref un roman très moyen, vite lu, vite oublié