Wednesday, December 14, 2016

ce maudit crabe......

Je vais vous raconter une histoire banale...
C'était il y a un an, jour pour jour.
Je me trouvais au centre Oscar Lambret à Lille. Deux oncologues venaient de nous annoncer à mon père et à moi que ma mère souffrait d'un cancer primitif inconnu. Elle était donc condamnée.

Nous sommes restés abasourdis et une semaine plus tard, cette saloperie l'emportait après des épisodes de délire, de souffrance.

Une de plus que le cancer, ce fléau moderne prenait. Une de plus qui ne profiterait pas de sa retraite après uen vie de travail.

Depuis, depuis je me suis découvert des polypes sur la vessie et je sais que cette saloperie peut revenir voire dégénérer, c'est une question de nuance de gris.
Bientôt, très bientôt, je ferai une annonce parce que le crabe a bousillé une bonne partie de ma vie et que j'en ai marre de ne pas voir d'avancée. Je suis un taureau, je veux ruer dans les brancards !

Et je sais que je ne suis pas le seul.

Alors je sais, c'est bientôt Noël, je sais les associations quémandent partout, elles vous envoient des trucs hors de prix pour grapiller du fric...

Mais là, je voudrais mettre un focus sur un projet
La fondation TOULOUSE CANCER SANTE qui a besoin de UN MILLION DE FRANCS POUR DES PROJETS NOVATEURS dont un contre le cancer du pancréas.

Il y a déjà 430 000 EUROS DE COLLECTES...

et un autre focus sur Oscar Lambret ce centre du Nord où l'on met en place de nouvelles thérapeutiques...

Si vous aussi, vous voulez contribuer... N'hésitez pas.

MERCI

Sunday, November 20, 2016

THALAMUS, Stéphane Gérard

Hélène et Laurent forment un couple heureux, surtout quand ils apprennent qu'ils vont enfin avoir un bébé.
Las, comme un acharnement du sort, Hélène perd l'un des jumeaux, Laurent se révèle atteint d'une tumeur au cerveau...
Et si en fait, tout était lié ?


Je suis fan de Robin Cook, un spécialiste du thriller médical, même si parfois, souvent, toujours, il va très loin dans l'extrapolation..
Après avoir lu le pitch de Thalamus, je me suis dit "pourquoi pas ?" d'autant qu'une bonne critique de Collard figure au verso du livre.Et puis merde il existe des auteurs français qui ont des choses à nous dire et il faut les lire aussi.



Au début, on se croit dans du Barbara Abel, on suit les héros avec un réel plaisir, on s'immisce dans leur vie à Strasbourg. Même si je ne connais pas la ville ou si peu, Stéphane Gérard m'y emmène et ça sonne juste. Pour une fois qu'on va dans l'est !
Tout sonne donc juste, excepté le personnage de Françoise caricatural au possible pendant 3/4 du livre, et de la belle-mère Rose, la vieille bourgeoise imbue d'elle-même. Ok, ça existe les vieilles riches répugnantes, mais là, ça ne passe pas. Un peu de subtilité aurait été bienvenue.
Je ne sais pas mais pour ces personnages, c'est comme pour Nono dans Ulysse 31, les personnages horripilants, je les jette volontiers.

L'histoire suit ses cours, un peu lentement à mon sens.
La santé de Laurent se dégrade, le couple subit.
A la moitié, j'en étais à me dire, je continue ou non ?
Et très vite, on voit où l'auteur désire en venir et c'est dommage.
Parce que le propos de Thalamus est intéressant sur le fond, parce qu'on sent que Stéphane Gérard a fait des recherches sur son sujet, parce qu'il y met ses tripes.

La fin comporte quelques surprises, mais le roman aurait gagné à être élagué, corrigé de quelques coquilles.

Alors si Gérard Collard parle de suspense d'enfer, je ne vois pas où il le voit.
Idem de l'humour. C'est too much.

Ca m'énerve de faire une critique mitigée, mais je préfère être honnête.
Stéphane Gérard sera une plume à suivre, je le pense sincèrement, sans flagornerie et je rappelle que j'en ai publié quelques unes dans l'emblemes la route ainsi que dans le fanzine Horrifique.
Pour un premier roman, c'est correct, d'un bon niveau, c'est un roman qui occulte les exagérations de Robin Cook, un roman qui aurait gagné à aller un peu plus vite mais c'est aussi le boulot de l'éditeur de donner du tempo à un bouquin.

Je lirai donc le suivant avec un intérêt sincère.