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Tuesday, June 03, 2014

NA ZDROWIE de Didier Fossey

L'embaumeur est une série qui, à l'image du Poulpe, met en scène le même héros sous la patte d'auteur différents.
Luc Mandoline est un ancien de la légion devenu embaumeur histoire de retrouver un peu de sérénité, ce qui ne l'empêche pas de vivre des aventures à travers toute la planète.




Pour le septième opus, c'est Didier Fossey qui s'y colle et propulse Mandoline dans une affaire de braquage et de vol de diamants...

Disons le d'emblée, je n'avais rien lu de Didier Fossey auparavant et j'étais curieux de voir ce que cette couverture avec Hélicos cachait.
Bonne pioche, commençons par la conclusion.

Aucune flagornerie, Fossey maîtrise son sujet, il a une écriture naturelle et fluide, un style qui vous immerge dans l'action. La scène du début est extraordinaire. On entend les balles siffler, on est pris dans lE BRAQUAGE, on se demande ce qui va se passer. On est happés et ça, ça n'a pas de prix. Puis arrive Mandoline que Fossey ne trahit pas. Ex de la légion, avec ses zones d'ombre, ses faiblesses, l'embaumeur va basculer dans le passé... Je n'ai aucune envie de déflorer l'intrigue, mais en se mêlant de ce qui ne le regarde pas, Mandoline va aller au devant de sacrées emmerdes; Et ses amis avec !

Fossey va faire de SON ROMAN un tome bourré d'actions, il va mettre en scène certaines zones d'ombre de l'embaumeur que j'ai sacrément apprécié.
Si j'ai trouvé qu'à la fin, des chapitres ronronnaient (sur un / deux chapitres maxi qui m'ont fait penser à un guide touristique), je ne peux que vous recommander ce tome de l'embaumeur. En tout cas l'éditeur va avoir du pain sur la planche pour réguler sa bible littéraire car Luc Mandoline a pris de l'épaisseur au fil des OPUS et il est devenu incontournable. C'est un personnage qui compte, à vous lecteurs de le découvrir. Et de le faire partager !!!!

ENJOY !


Sunday, February 24, 2013

7eme art : qu'as-tu fait de ton âme ? (DIE HARD 5)

Hier visionnage de Die Hard 5, pas convaincu.
Je voulais voir zero Dark Thirty, Madame Lincoln. Mais le premier ne passait plus. Quant au deuxième, il se terminait à pas d'heure... Pour le reste on avait un choix faramineux entre le dernier film de Michael Youn et d'autres trucs du même acabit... youhouuuuuuuuuu !!


Bref, arrivée au cinéma, pas de réduction sur le film même s'il dure moins de deux heures (je schématise lorsque les films durent plus de 3 h vous avez parfois un supplément à régler, lorsque la durée est moindre jamais de réduction. Par contre, on vous propose toujours de rajouter 20 centimes pour manger des trucs sucrés ou salés.Pour 20 centimes de plus, on vous offre 3 euros et des patates d'achat.)

Installation, nous partons avec des a priori car Die Hard 4 fut un calvaire, le pire restant la scène avec l'avion de guerre. Le signe du déclin d'une franchise qui avait culminé avec le 3eme volet...
On va tenter d'occulter ces a priori pourtant.
De la pub pour des boutiques de fringue, oh 5 bonnes minutes.
Puis quelques bandes annonces (un truc que j'ai toujours adoré au ciné)

Le film démarre, bruyant, plein les oreilles.
Un court passage en Russie pour poser l'histoire. J'adore les sonorités des pays de l'est, j'en suis convaincu désormais.
John Mac Lane veut voir son fils emprisonné à Moscou.
Mais son fils est un agent de la cia chargé de libérer un dissident russe...
Evidemment de méchants Russes veulent tuer le dissident.
Evidemment bis, Mc Lane va protéger son fils.

Les poursuites s'enchaînent, vacarme porté à son paroxysme.
On sabote des tonnes de bagnoles pendant une éternité (en fait on s'ennuie pendant que des voitures se coursent.), il y a des explosions,des coups de feu... Des vannes à deux balles de Willis, histoire de montrer que l'on n'est pas dans un simple spectacle de cascadeurs. Ah désolé, c'est ce que je pensais.
Bien que visé par des fusils mitrailleurs et les canons d'un hélicoptère MI26, Mc Lane échappe aux balles, presque sans égratignures... Mais lui abat des dizaines de silhouettes ennemies...

On se croirait dans Call Of duty sauf que dans call of duty, vous vous faites dézinguer en deux temps trois mouvements.

Entre deux accalmies pour les oreilles, l'acteur Bruce Willis, fatigué, tente de jouer sans conviction, service minimum d'une star cantonnée à des rôles bourrin puisque ceux-ci sont ceux qui marchent. Il nous la fait complicité père fils perdue... Mais ça ne fonctionne pas. C'est un film d'action que diable ! Pas besoin de réfléchir...
Pas d'émotion, pas d'empathie.
Les héros n'ont plus d'armes ?
Pas grave.
Ils piquent la bagnole d'un Tchetchène devant un club privé. Evidemment, à bord, il y a fusils mitrailleurs, petits calibres, grenades...
Vous y croyez ? Moi non...

Et ensuite on va se rendre à Tchernobyl pour une ultime confrontation, un pseudo retournement de situation qui marchait dans le deux, le 3, mais qui ici fait too much.

Bref, Die Hard 5 est à l'image d'un cinéma en panne d'inspiration, un film fait pour passer à toute allure entre gros boum boums qui vous permettent de ne pas entendre les voisins qui papotent ou mangent des pop corns, un film manicheen, un film de super heros humain, mais un film auquel il manque un élément essentiel : l'âme.

Je pense que l'on peut faire du film d'action efficace pourvu que l'on n'essaie pas de ratisser large. Quitte à prendre des partis pris politiques. Pourvu que l'on montre des héros qui souffrent dans leur chair, qui ne s'en sortent pas facilement, qui peuvent être blessés. Des héros de chair et de sang. Bien sûr, ce parti pris est risqué. Adieu franchise et pognon... Adieu icônes. Mais n'est-il pas plus important de contenter le spectateur et de se renouveler plutôt que de réchauffer la soupe au risque de lasser... ???
Die Hard 5 est donc au final un film décevant, pour le spectateur, sans doute pour Bruce Willis et les acteurs y ayant contribué. Il révèle surtout l'état de faillite de l'imagination d'un certain cinéma. Pourtant il réclame aussi l'alternative : le film d'action à dimension humaine.



Wednesday, May 16, 2012

Dédicaces... instants privilégiés ou pas ?

Allez aujourd'hui, un petit billet sur les dédicaces... Pourquoi ? Parce que j'en ai envie tout simplement. Parce qu'il faut aussi briser les mythes...
Lorsqu'on est un auteur inconnu du grand public, (comprendre ni Musso, ni Levy), on ne peut compter que sur quelques opportunités pour être différencié de la surproduction littéraire
ambiante. a) avoir des critiques qui parleront de votre livre. Pour ce faire, on peut entretenir des relations avec des gens influents (sexuelles ou morales à vous de choisir, n'oubliez pas que les corps flétrissent et que les gens qui comptent cessent un jour de compter.), les solliciter, les harceler, bref il faut être un mec ou une nana sympa à la personnalité remarquable (à défaut que ce soit vos écrits). L'auteur peut aussi avoir un gosier à la pente raide et une opinion politique qui penche du bon côté... Quoi qu'il en soit, tous les supports vous le confirmeront, ils reçoivent chaque jour des tonnes de service de presse et il n'est pas possible de tout chroniquer. Ne vous offusquez pas d'être écarté. b) avoir créer le buzz sur le net... Alors là, il faut l'idée, des moyens, des compétences ou le corps parfait... Rien à voir avec vos écrits encore une fois, mais nous sommes dans une société du spectacle. C'est un peu comme avec les chanteurs qui autrefois chantaient et désormais doivent en plus savoir danser. vOUS IMAGINEZ Piaf de nos jours ??? c) compter sur le bouche à oreille... Euh oui... Pour générer ce bouche à oreille, il n'y a pas dix mille façons de faire ! Il faut occuper le terrain amis ZAUTEURS / ZAUTRICES... Comment ? 1) l'homme ou la femme sandwich... très mauvaise technique. 2) le salon du livre : tu veilleras à le sélectionner sinon tu vas vite t'y faire suer. 3) La dédicace La dédicace est un moment particulier, l'opportunité d'aller à la rencontre d'un public qui ne vous aurait pas forcément remarquer parmi la masse de livres (et le dernier Musso ou Levy oui je sais, j'insiste), c'est l'occasion de présenter ce que vous écrivez... VOS UNIVERS. Une haleine correcte, la vessie vidée, et les tripes... Il faut tout donner, même si souvent les gens entrent dans la librairie et vous regardent comme un sdf que l'on aurait assis là pour occuper l'espace (tiens il n'a pas de chien celui là)... Même si désormais les clients de la librairie entrent, prennent ce qu'ils sont venus chercher et s'en vont, faute de moyens, faute d'envie aussi. On les comprend, ils n'osent pas trop prendre ce livre dont ils n'ont pas entendu parler. Il faut tout donner, même si l'on vient vous demander la dernière biographie de Dalida, même si l'on vous confond avec un vendeur. Il faut tout donner pour que l'on consente à vous écouter. Il faut donner, se faire jeter souvent et parfois, il se passe un truc. Un je vais essayer par curiosité... Merci à ces curieux qui osent, à ces curieux qui nous rendent un avis. Sachez vous qui découvrirez ce blog qu'un auteur en dédicace est seul avec lui-même, mais il n'a qu'une envie c'est de vous parler de ce qu'il fait. Alors la prochaine fois, n'hésitez pas à aller causer quelques minutes avec lui... EH Messieurs Musso et Levy, vous avez vu, j'ai mis des liens vers vos livres... :-)