Thursday, May 29, 2008

(documentaire) We feed the world




Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?



Plus les jours passent, plus la question me taraude...



Sommes-nous l'espèce de l'incurie, une sorte de virus condamné à la fuite en avant et à la destruction programmée ? Et nos gosses dans tout ça ?

Peut-on oser les regarder en face et leur sourire comme si de rien n'était ????


Dans "we feed the world", l'enquête nous entraîne aux quatre coins du monde, montrant qu'il y a quelque chose qui cloche dans le domaine de l'alimentaire.

Pendant que le soja qui nourrira nos élevages pousse en Amazonie, les petits paysans de là-bas
Crèvent de faim, fatalistes. Le pouvoir ne leur appartient pas vraiment. Subventionné par des organismes internationaux, on construit de grosses routes à travers une forêt martyrisée pour que cet or vert rejoigne plus vite encore les ports... Alors qu'en Europe, on brûle du mais pour produire de l'électricité ...

En Europe toujours des tonnes de pain sont gaspillés chaque jour, des petits paysans roumains cultivent leurs semences alors que les subventions gouvernementales voudraient les amener vers des hybrides, synonymes de dépendance. Les

pauvres sont des ruraux en Afrique, car leur production est plus chère que celle importée (pour combien de temps encore ???)

Ces visions hétéroclites ne laissent pas indifférents, bien sûr. Mais le consommateur européen, même informé n'est-il pas déjà soumis aux lois du marché ? Condamné à acheter ce qu'on lui propose avec un pouvoir d'achat de plus en plus limité ??? Ou alors, il s'avère nécessaire de trouver une nouvelle voie...

L'interview de Jean Ziegler invite à quelques gestes de "résistance"faciles...
Food power, guerre économique, nous arrivons à la croisée des chemins
Un documentaire intéressant, à voir, mais en allemand... sous-titré la plupart du temps !

FEED THE WORLD

Jess Kaan.

2 comments:

Anonymous said...

Pourquoi ne montes tu pas une antho dont les droits seraientr reversés à une OGN ou simplement Greenpeace ? Puisque le sujet te préoccupe, je pense que cela peut être une bonne manière de s'investir

LEBLOGAJESS said...

Une proposition sympa que tu fais là, à méditer sans doute. Pour monter une anthologie, il faut d'abord trouver des auteurs (pas difficiles), un éditeur (plus ardu surtout en ces temps difficiles) et un public prêt à acheter cette antho donc intéressé par le thème (pas forcément gagné).
Merci de ton commentaire en tout cas...