Des genres de l'imaginaire au policier, ne laissez pas la vilenie et la bassesse du monde vous contaminer, ouvrez votre esprit, votre âme.
Saturday, August 02, 2014
Prix Masterton pour Créature du Miroir...
Comme vous le savez déjà, Créature du miroir, a obtenu le Prix Masterton.
Pour moi, un prix est un événement dans ma "carrière". C'est un encouragement, une reconnaissance, le sentiment que malgré les jours sans envie, ce qu'on écrit a un intérêt... Et puis depuis le début des années 2000, on ne dira pas que je truste les prix... Un Merlin, une nomination au Prix Imaginales, un prix de l'armée des douze singes....
Il y a de quoi se remettre en question.
Et je ne parle pas des éditeurs qui ont coulé...
Pourtant, je continue. J'essaie de mener de front ma vie familiale, pro...
Parce que écrire, c'est partager avant tout. Si l'on entend laisser des textes sur un disque dur, quel est l'intérêt ?
Oui l'auteur possède un ego un peu surdimensionné, puisqu'il pense que ses histoires doivent rencontrer un public...
C'est tellement compliqué en fait. Quand vous êtes devant le clavier, vous vous en tapez du public, vous avez envie de raconter une histoire, de bâtir un monde, vous vous battez avec des personnages qui ne veulent en faire qu'à leur tête...
vOUS VOUS RELISEZ, vous réécrivez.
C'est un peu de l'onanisme intellectuel... Mais c'est si bon... :-)
Et vient la libération qui précède une phase de spleen...
Creature du Miroir est la 5eme version du roman. Les précédentes avaient essuyé des échecs, trop de violence pour certains, trop fantastique pour d'autres.
Mais au fond de moi, je sais que ce roman est à part dans ma production.
Parce que j'y ai mis beaucoup de moi, mes tripes, mon coeur... Non pas que sur les autres, je ne le fasse pas. Créature est un nouveau palier, précédant le Label N et les nouveaux textes...
A présent, ce livre va essayer de vivre une autre vie, de trouver un autre éditeur... On verra bien.
Pour l'heure, je voulais remercier mes lecteurs, chroniqueurs, les membres du jury, l'artiste qui a réalisé cette superbe sculpture. MERCI et je continue !!
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Tuesday, July 29, 2014
LAISSE MOI ENTRER JOHN AJVIDE LINDQVIST
Oskar a 12 ans, il est Suédois. On est dans les années 80... Dans sa banlieue de Stockholm, il est aussi le souffre-douleur d'une bande de crétins. Un jour, Eli débarque dans la vie d'Oskar. Mais Eli n'est pas une fille comme les autres : c'est un vampire, aussi seul qu'il l'est. Que va-t-il ressortir de cette rencontre ?
Laisse-moi entrer est un roman qui m'a attiré parce que j'en avais beaucoup entendu parler, parce qu'il a été adapté. Je voulais voir ce qu'il avait d'exceptionnel comme roman de vampire et... Ouch.
J'aurais mieux fait de m'abstenir.
J'ai lu la version France Loisirs.
Après un prologue décrivant les lieux qui m'a un peu rebuté
"Ce n'était pas un site qui s'était développé de manière naturelle, non. Ici tout avait été découpé en unités dès le départ. Les gens avaient aménagé des bâtiments préexistants."
on entre dans la vie d'Oskar...
Oskar est contraint de faire le cochon par des "camarades"... Il souffre, vit seul avec sa mère. Il sait qui magouille dans le quartier et il en profite... Bref rien de bien neuf sous le soleil, sauf qu'Oskar ne suscite guère d'empathie à mon sens.
Puis arrive Eli, le / la vampire flanquée d'un homme autrefois prof et adepte des attouchements sexuels.
On croisera ensuite une flopée de personnages et on les suivra tant bien que mal dans cette banlieue, où Eli se nourrit comme elle le peut.
On ne dira pas que le rythme est trépidant, loin de là. Loin de Salem de King où on passait d'un perso à l'autre avec plaisir. Ici le rythme est saccadé, la faute à une construction bancale à mon humble avis. Des passages auraient gagné à être étoffés, d'autres à être raccourcis...
Bien sûr, il y a de très bonnes scènes mais ce qui prédomine c'est le "bon il va se passer quelque chose ?".
On a compris qu'Oskar est seul, qu'Eli est seule. On a bien des trucs pour maintenir l'intérêt du lecteur, l'identité d'Eli par exemple.
Sa faculté de contaminer...
Bon gré, mal gré, le roman se déroule jusqu'à un final assez prévisible.
Mais, ... Mais ce roman souffre du syndrome du trop plein du premier roman. Des tas d'idées, mal maîtrisées...
Pourtant la localisation change un peu...
En conclusion, je dirai que LAISSE MOI ENTRER est un énième roman de vampire qui a eu du succès, a donc connu une adaptation que je n'ai pas vu, que je n'ai pas envie de voir... Vous voilà prévenus !
Laisse-moi entrer est un roman qui m'a attiré parce que j'en avais beaucoup entendu parler, parce qu'il a été adapté. Je voulais voir ce qu'il avait d'exceptionnel comme roman de vampire et... Ouch.
J'aurais mieux fait de m'abstenir.
J'ai lu la version France Loisirs.
Après un prologue décrivant les lieux qui m'a un peu rebuté
"Ce n'était pas un site qui s'était développé de manière naturelle, non. Ici tout avait été découpé en unités dès le départ. Les gens avaient aménagé des bâtiments préexistants."
on entre dans la vie d'Oskar...
Oskar est contraint de faire le cochon par des "camarades"... Il souffre, vit seul avec sa mère. Il sait qui magouille dans le quartier et il en profite... Bref rien de bien neuf sous le soleil, sauf qu'Oskar ne suscite guère d'empathie à mon sens.
Puis arrive Eli, le / la vampire flanquée d'un homme autrefois prof et adepte des attouchements sexuels.
On croisera ensuite une flopée de personnages et on les suivra tant bien que mal dans cette banlieue, où Eli se nourrit comme elle le peut.
On ne dira pas que le rythme est trépidant, loin de là. Loin de Salem de King où on passait d'un perso à l'autre avec plaisir. Ici le rythme est saccadé, la faute à une construction bancale à mon humble avis. Des passages auraient gagné à être étoffés, d'autres à être raccourcis...
Bien sûr, il y a de très bonnes scènes mais ce qui prédomine c'est le "bon il va se passer quelque chose ?".
On a compris qu'Oskar est seul, qu'Eli est seule. On a bien des trucs pour maintenir l'intérêt du lecteur, l'identité d'Eli par exemple.
Sa faculté de contaminer...
Bon gré, mal gré, le roman se déroule jusqu'à un final assez prévisible.
Mais, ... Mais ce roman souffre du syndrome du trop plein du premier roman. Des tas d'idées, mal maîtrisées...
Pourtant la localisation change un peu...
En conclusion, je dirai que LAISSE MOI ENTRER est un énième roman de vampire qui a eu du succès, a donc connu une adaptation que je n'ai pas vu, que je n'ai pas envie de voir... Vous voilà prévenus !
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