Wednesday, October 06, 2010

BOULOGNE K : littérature couillue.

Tout commença  un samedi en librairie. 
Arrivé dans le rayon fantastique, sf, fantasy, je reculai instinctivement, confronté à de la bit-litt, des succédanés de Buffy où les héroïnes sont succubes ou monstres et de la sf qui ne me botte pas (Egan).
Question poche, rien ne m'attirait. J'en étais à pleurer la collection Terreur de Press Pocket (enfin, pas Anne Rice parce que là j'aurais été dingue... La nana qui raconte ses fantasmes et les fait passer pour de la littérature, ça gave vite) quand je décidai de me replier en polar.
Il me sembla que la morbidité qui affecte l'imaginaire n'avait pas atteint le genre. Du polar, il y en avait. De la grosse locomotive bien connue et du polar régional... ehe !
Youpie un rayon de Ravet Anceau complet !
Je vous ai déjà parlé de mon affection pour la collection Polar de RAVET-ANCEAU, editeur nordiste en vous chroniquant rapidement Art Brut.
Avec Boulogne K de Michel Vigneron que j'achetai après avoir feuilleté le book, je n'ai pas été déçu une nouvelle fois.






Je suis un fainéant qui ne fait plus de résumé et je repompe la 4eme de couv. C'est mal ? 


4eme de couv"
Que se passe-t-il à Boulogne-sur-Mer ? Une vague de violence s'est emparée de la ville et des réglements de comptes ont fait plusieurs victimes chez les dealers. Alors que la police croit avoir affaire à une classique guerre des gangs, quelqu'un est en train de nettoyer le secteur. Un groupe de motards hyper violents a choisi Boulogne comme nouveau terrain de jeu. Leurs activités : trafic de drogue et prostitution. Leur façade : un club d'amateurs de Harley Davidson. Une fois la concurrence éliminée, ils se lancent dans la production du crystal, une nouvelle drogue aux effets dévastateurs. Roman hyper réaliste, dans la veine de Marilyne de Boulogne, du même auteur, Boulogne K contient des passages violents pouvant choquer les lecteurs sensibles.


Commençons par la fin : BOULOGNE K tient ses promesses et séduit l'amateur de littérature policière sombre et aussi l'amateur d'horreur parce que certaines scènes sont bien glauques ! M Vigneron, je me demande si vous avez déjà lu Masterton... 


Parce que certains passages que vous avez écrits soutiennent la comparaison avec les plus sombres de ses scènes.
Boulogne K, c'est une histoire de mecs, des flics avec leurs qualités, leurs défauts, leurs tares parfois, des gangsters, des losers, un patchwork de destinées qui se croisent dans les quartiers populaires de la cité où l'on survit comme l'on peut... Boulogne K est acerbe, sans complaisance, ni envers les flics, ni envers leurs "clients"... Ni envers notre France bien mal en point.
Il y a certaines vérités assénées au fil des pages qui revigorent... Il y a certains propos qui choqueront les plus bobos des lecteurs (ouais !!!!), mais punaise, ce que c'est bon de lire un livre écrit avec les tripes... Un livre qui montre que le style, ce n'est pas que de jolis mots alignés, mais aussi la faculté de susciter une pluralité d'émotions en offrant au lecteur un moment de bonheur.
la structure parfois éclatée de l'ouvrage m'a bien plu... Cette faculté de nous faire pénétrer dans le quotidien des flics, des putes, des dealers, des alcoolos du crû en quelques lignes, parfois en forçant le trait... 
Et le final, là j'avoue avoir été carrément bluffé... A quand une adaptation au ciné ?????
Bref une très bonne lecture. Je suis impatient de lire les Nuits de la Perversion du même auteur et de me taper la discute avec lui lorsqu'il reviendra de son exil dans l'enfer vert ! 

Avancer...

Je déteste l'automne, les journées qui n'en finissent plus de raccourcir, le temps pluvieux et l'impression de se traîner. J'appréhende déjà l'hiver, les jours de verglas, la neige, bref tout ce qui vous fait regretter de vous lever... Alors, il est tout de même temps de faire un bilan de l'année qui s'écoule.

Roman : sorti.
Quelques dédicaces, des complètement foirées, d'autres super réussies.
Un peu de lassitude à se trouver derrière un stand, à adresser des bonjours comme on lance des hameçons. Parce que l'inconvénient du monde de l'écriture, c'est aussi la pluralité des auteurs...
On attend quelques retours, histoire de voir si on ne s'est pas fourvoyé car l'auteur est une créature qui doute... Un auteur qui ne doute pas, c'est un parvenu non ?
On subit parfois les "ah j'aime pas le fantastique". et on se marre devant ces lecteurs qui n'en ont jamais lu, parce qu'ils n'aiment pas.


Des nouvelles parues...
D'autres à paraître.

Une année plus que correcte.

Et 2011 ?
encore des nouvelles, ici, à l'étranger et toujours le roman jeunesse qui avance.
Le roman jeunesse pour lequel je démarche les maisons d'édition, histoire de voir si la thématique les botte...
Pas facile, lorsqu'on glane les contacts via le web.
Mais je ne suis pas le seul... Donc y a pas, faut avancer...

Allez à bientôt.